Baptême de side-car avec un motard en colère

lun 25/09/2017 - 00:57 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:48

Les motards en colère de la FFMC ont distillé toute leur bonne humeur aux promeneurs du samedi après-midi. Il faut dire que l’emplacement est des plus stratégiques, sur l’allée qui mène Ponots, Vellaves ou touristes en plein relâchement, flâner en famille vers la fraîcheur ombragée du jardin Henri-Vinay.
L’été indien qui s’installe est d’ailleurs très propice à voir se vérifier cette bonne recette. Plusieurs stands accrochent les regards, on y vend des motos, on y parle de moto, on y pense moto et l’on y aimerait plus d’égards pour la moto. Ça vient, les réflexes évoluent tout doucement.

Communiquer un peu de sa passion
Parmi les groupes qui passent par là, à dessein ou pas, il y a toujours un amoureux de la bécane dans le lot pour communiquer un peu de sa passion aux autres membres de la troupe. Une passion assouvie pour ceux qui roulent à moto, ou plus vellétitère pour d’autres qui ne tarissent néanmoins pas de mots doux pour les belles mécaniques qui s’offrent à leurs envies.
On peut également s’essayer au simulateur de conduite deux-roues, c’est comme un jeu Arcade, sauf qu’on se doit de garder l’air sérieux, voire studieux (mais en réalité tout le monde le fait pour s’amuser).

Assez détendu pour un biker en rogne
Il y a aussi des baptêmes de side-car, ben tiens pourquoi pas ? Et c’est parti pour une grande première avec Frédéric Guilhot, assez détendu pour un biker en rogne. Ce dernier, à 48 ans, dispute cette année pour la première fois le championnat de France des rallyes routiers, dans la catégorie side-car, donc.
Lui et sa co-pilote de 19 ans, Anastasia Fachaux, ont même fini 3e au dernier Rallye des Mauves (07) : « une vraie pile électrique, confie le motard évoquant sa passagère attitrée, il faut dire que pendant les spéciales, ses postures font 40 % de la performance.»

Sensation de vitesse au ras du sol
Mais pour le baptême, on laissera en expo la Triumph de course et on optera pour la BMW. En route, direction Saint-Christophe-sur-Dolaizon. Drôle de sensation de vitesse même si Frédéric Guilhot roule pépère : « on est au ras du sol comme pour le karting », rappelle-t-il à son passager novice qui en oublie presque les vénérables chibottes.
C’est grisant et l’on imagine bien dans quelle autre dimension gravitent les binômes qui voyagent en side-car.

Réminiscences burlesques du side-car
Bon évidemment, difficile de ne pas penser à la scène de cascades burlesques de La Grande Vadrouille qui consiste à l’anéantissement de ces machines à coups de citrouilles. De toute façon, on rentre sagement à la base, place du Breuil, et le pilote garde son carrosse intact.
Franche poignée de main après avoir chacun oté son casque, non sans dire merci pour la balade et un gros « M….» à Frédéric et Anastasia pour la suite de leur championnat.

J.J.

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