Armée à l’école : 50 personnes manifestent contre un projet au Puy-en-Velay

, Mise à jour le 06/07/2026 à 13:00

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Le jeudi 2 juillet dernier, en fin d’après-midi, un rassemblement de protestation s’est tenu devant le lycée Charles et Adrien Dupuy au Puy-en-Velay à l’appel de plusieurs organisations syndicales, contre un projet de partenariat entre l’établissement et la Marine nationale. Une cinquantaine de personnes ont participé à cette mobilisation pour dénoncer ce qu’elles qualifient de processus de "militarisation de l’école", ciblant notamment les élèves de la Section d’enseignement professionnel (SEP) de l’établissement.

À l’appel de Sud Éducation, du SNES-FSU, de la CGT Éduc’action et de la FNEC FP FO, les manifestants ont brandi des pancartes exprimant leur opposition au projet. Parmi les messages affichés figuraient notamment "Non au lycée-caserne", "Les élèves ne sont pas de la chair à canon", "Refusons la militarisation du lycée" ou encore "Enseigner : oui, embrigader : non". Les organisateurs ont dénoncé un dispositif qu’ils estiment contraire à la mission éducative de l’école publique.

Un tract rédigé par l’intersyndicale du lycée a également été diffusé lors du rassemblement. Il met en cause un partenariat avec la Marine nationale, déjà engagé selon les syndicats à travers la mise en place d’une Classe de Défense et de Sécurité globale ouverte en 2024. Le projet en discussion élargirait ce dispositif à l’ensemble des filières de la section professionnelle, avec des stages en milieu militaire, des journées de préparation militaire et des visites de bases navales.

En fin de journée, des élus du personnel se sont rendus au conseil d’administration du lycée, au cours duquel devait être soumis au vote le partenariat avec la Marine nationale. Toutefois, l’absence d’un nombre suffisant de membres n’a pas permis d’atteindre le quorum réglementaire. Le conseil d’administration a donc été reporté à une date ultérieure.

Dans leur communiqué, les organisations syndicales réaffirment leur opposition à ce type de dispositifs, qu’elles estiment transformer l’établissement scolaire en outil de pré-recrutement militaire. Elles appellent à refuser toute extension de partenariats de ce type à la rentrée 2026, dans l’établissement concerné comme dans d’autres établissements de la région, et à défendre selon elles une école centrée sur l’émancipation et la formation critique des élèves.

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