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Alors que se profile l'acte II du samedi 24 octobre, la sous-préfète du Puy-en-Velay Nathalie Cencic a signé, ce vendredi, un arrêté interdisant la manifestation dans une partie de la ville basse et devant la préfecture. Un dispositif renforcé alors que le premier acte s'était déroulé sans accroc en Haute-Loire.
C'est à 14 heures, place Michelet, au Puy-en-Velay, qu'un appel à la mobilisation a été fixé pour l'acte II. La préfecture de Haute-Loire estime l'affluence entre 400 et 800 personnes.
Après une première mobilisation sans incident le 17 octobre, qui avait réuni environ 950 personnes au Puy, et des images de violences dans les grandes villes, les autorités comptent bien prévenir tout trouble à l’ordre public.
Nathalie Cencic, sous-préfète de l’arrondissement du Puy-en-Velay, a annoncé la signature d’un arrêté préfectoral ce vendredi. Celui-ci interdit les manifestations dans une partie du centre-ville, notamment le secteur commerçant, ainsi que devant la préfecture, avenue du Général-Charles-de-Gaulle.
En vieille ville, le périmètre concerné s’étend de la rue Pannessac à la place Cadelade, en passant par les rues Courrerie, Chaussade et Chèvrerie. À partir de cette ligne, l’interdiction englobe ensuite la ville basse jusqu’aux boulevards Saint-Louis et Maréchal-Fayolle, où manifester reste autorisé.
« Il faut proportionner les mesures prises », explique la sous-préfète, qui précise que l’objectif est de sécuriser l’hypercentre et les abords des bâtiments publics plutôt que d’interdire tout rassemblement.
Pour veiller au bon déroulement de la mobilisation, davantage de forces de sécurité que la semaine dernière seront mobilisées, avec un possible renfort de la gendarmerie.
Des contrôles des flux entrants sont également prévus, notamment à la gare du Puy et sur la RN 88.
« L’idée, c’est d’être visible, dissuasif, réactif », souligne Nathalie Cencic. Les autorités souhaitent ainsi pouvoir anticiper d’éventuelles arrivées de manifestants venus d’autres villes ou département. Pour rappel, les manifestations sont interdites à Roanne ou à Saint-Étienne.
Mais pourquoi un dispositif renforcé alors que le premier acte la semaine dernière s'était déroulé sans incident ? Les services de l'État sont formels : « Pas de crainte particulière quant à présent. »
« On reste vigilants et attentifs », insiste la sous-préfète, déplorant un manque de déclaration en préfecture et des interlocuteurs chez les manifestants. « Néanmoins, si des exactions venaient à se commettre on serait en capacité d'y faire face et de répondre de façon proportionnée », assure le commissaire Frédéric Gonon.
Pour l'heure, les mesures annoncées semblent donc relever avant tout de la prévention.
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