200 jeunes testeront le Service national universel en Haute-Loire

jeu 26/12/2019 - 12:37 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:01

Après une première phase d'expérimentation, au mois de juin 2019, sur 13 départements, soit 2 000 lycéens volontaires âgés de 15 à 16 ans concernés, le Service national universel (SNU) gagne du terrain. En 2020, le dispositif s'étendra à tous les départements mais toujours sur la base du volontariat. Et cela avant sa généralisation en 2026, c'était en tout cas une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron qui a depuis demandé à Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, d'accélérer sur ce dossier. Le SNU pourrait donc devenir obligatoire pour l'ensemble des jeunes filles et garçons âgés de 15 à 16 ans à l'horizon 2022-2023.
----Selon le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, le SNU devrait coûter environ 1,5 milliards d'€ par an, une fois généralisé.-----"Faire découvrir à ces jeunes des valeurs, le vivre ensemble..."
Du 22 juin au 3 juillet 2020, la Haute-Loire accueillera 200 jeunes volontaires pour un séjour de cohésion, première étape sur trois d'un parcours d'engagement défini par le dispositif. 30 à 40 personnes seront recrutées pour les encadrer.
Pendant ces douze jours, les candidats suivront un programme axé sur sept thématiques : Activités physiques, sportives et de cohésion - Autonomie, connaissances des services publics et accès aux droits - Citoyenneté et institutions nationales et européennes - Culture et patrimoine - Découverte de l'engagement - Défense, sécurité et résilience nationales - Développement durable et transition écologique et solidaire. "C’est une façon de faire découvrir à ces jeunes des valeurs, le vivre ensemble, une vie de groupe qui entraîne certaines contraintes, explique le préfet de la Haute-Loire, Nicolas de Maistre. Et ça veut dire aussi découvrir certains métiers par l’approche des différentes thématiques. Ça peut ouvrir des réflexions à des jeunes qui ont arrêté leurs études, satisfaire un besoin de sens et d’engagement."

Ces 200 jeunes qui se retrouveront au centre Horizon 3 000 à Tence viendront de toute la France -- car pour cette première étape, le volontaire doit obligatoirement sortir de son département -- et de milieux sociaux différents.
----Inscriptions via la plateforme nationale jeunes.gouv.fr.-----Les Altiligériens aussi seront amenés à partir
Dès le mois de janvier, ce dispositif qui participe à la reconquête du mois de juin pour les élèves de seconde, sera présenté dans les lycées publics, privés, agricoles mais aussi dans les missions locales etc. "Il y a tout un travail de conviction à faire auprès des parents et des enfants. C’est une aventure. Il faut pouvoir rassurer tout le monde", ajoute le préfet de la Haute-Loire accompagné de l'inspectrice d'académie de Haute-Loire, Marie-Hélène Aubry. 
Les étapes suivantes
Après ce séjour de cohésion en terre inconnue, le candidat doit accomplir une mission d'intérêt général, pendant deux semaines (hors temps scolaire) dans le domaine, la structure et le département de son choix. Ensuite, la troisième étape qui est elle facultative, a pour but d'inciter les jeunes âgés de 16 à 25 ans à s'engager dans des dispositifs déjà existants (service civique, engagement associatif etc) pour une durée de trois mois à un an.
Les résultats de la première phase d'expérimentation
Missionné par le gouvernement, l'lnstitut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) a réalisé une enquête auprès de 1 806 volontaires ciblée sur le séjour de cohésion de la première phase d'expérimentation qui rappelons-le concernait 13 départements. Les résultats ont été publiés au mois de novembre.
94% des jeunes se disent satisfaits de leur expérience. 84 % estiment qu’une généralisation du SNU serait utile à la société (51 % trouvent le SNU « très utile » et 33 % « plutôt utile »).

Cette enquête a également permis de mettre en avant des premiers points d'attention :

  • sur les difficultés d’organisation des journées et de l’emploi du temps provoquant de nombreux temps d’attentes et une certaine fatigue chez les volontaires
  • sur la pédagogie mise en œuvre et le souhait d’avoir des modules plus participatifs au travers d’interventions plus dynamiques pouvant notamment faire appel à des pédagogies actives
  • sur le décalage entre la perception et la réalité du séjour de cohésion et, par conséquent, la relative déception de certains volontaires qui souhaitaient un cadre avec plus de discipline et une dimension plus sportive.

Stéphanie Marin

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