1000 km en canoë sur la Loire : le récit du périple caritatif de Kasmadtrips

lun 19/08/2019 - 18:36 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:58

Une mission au profit d'enfants malades
Quelques mois avant le départ, nous avions rencontré les deux canoéistes qui nous expliquaient le défi qu'ils s'apprêtaient à relever. Les instituteurs, passionnés de sports à sensations, organisaient alors une descente de la Loire sur 1000 km, au profit de l'association Theodora. Cette structure a une particularité de taille : elle organise des visites aux enfants malades dans les hôpitaux en tenue de clown. Le départ était alors prévu pour le 7 juillet et devait durer 20 jours.

Un chrono respecté ?
Karim Smadi nous l'affirme : le parcours a duré moins longtemps que prévu. "Le 7 juillet s'est transformé en départ fictif à Brives Charensac", nous raconte-t-il. Les personnes venues pour l'inauguration du voyage ont été tellement nombreuses qu'il a fallu repousser la mise à l'eau au lendemain. Pour autant, le point d'arrivée a été franchi bien plus tôt que prévu : "Partis de Saint-Priest-la-Roche, au Château de la Roche, nous avons mis 17 jours pour rejoindre Nantes, le 25 juillet. On est déscendu du canoë juste à côté du CHPL, le centre hospitalier où exerce l'association Théodora".

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  • Un documentaire, produit par Black Island, devrait être diffusé publiquement le 6 ou le 7 septembre prochain (infos à venir).
  • Le producteur Jean-Christophe Sommer a suivi les parcours sur 4 étapes
  • Toute la descente a été filmée en caméra GoPro
  • Plus d'infos sur kasmadtrips.jimdo.com

-----Une collecte généreuse
Entre les appels à dons, la récolte du départ et de l'arrivée et la cagnotte mise en ligne, l'association Kasmadtrips a atteint son objectif initial. L'aventure a permis de réunir 2 500 euros, une somme qui permettra aux adhérents de Théodora de continuer à mettre leur nez de clown. L'accessoire orange a d'ailleurs été porté par les deux sportifs tout au long de leur descente. Pour autant, Karim et Colin comptent bien continuer à faire grossir la collecte de fonds, notamment lors de la diffusion d'un reportage sur leur périple.

Un itinéraire modifié
Le parcours était bien organisé, des lieux d'hébergement aux sections à traverser. Toutefois, rien ne s'est déroulé comme prévu. "Dès le premier jour, on a fait 35 km au lieu des 50 prévus. Alors finalement, on n'a pas du tout suivi notre programme ni le guide qu'on avait apporté. On a même esquivé la partie la plus délicate de peur de casser notre canoë", raconte Karim. À coup de 8 heures de pagaie par jour, les deux amis n'ont pas chômé. Il faut dire que le temps était de leur côté : "sur les 17 jours, on n'a eu qu'un quart d'heure de pluie", précise notre interlocuteur. Quant aux lieux d'hébergement, ils ont été choisis un peu au hasard : "vers les 17 ou 18 h, on commençait a y réfléchir".

Des rencontres inoubliables
Outre la chaleur des supporters à l'arrivée, Karim garde en mémoire d'autres rencontres faites pendant le périple. "On se souvient d'un couple de suisses, ils avaient 70 ans et le mari avait parcouru la Loire de Nevers à Orléans 30 ans plus tôt. Il tenait absolument à refaire le même parcours en compagnie de sa femme", évoque Karim. Bien d'autres personnages atypiques ont croisé la route des deux hommes : "Edouard, un gars qui a fait une partie de la descente en canoë gonflable. Mais aussi de nombreux groupes de bases nautiques, et un canoéiste qui a parcouru la Loire avec son chien". Une aventure qui marquera autant les esprits de Karim et Colin que l'historique édifiant de Kamadtrips.

A.S.

Crédit photos : Kamadtrips

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