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Un lycée Jean Monnet au top de sa forme

Par nicolas@zoomdici.com ven 26/08/2022 - 17:00 , Mise à jour le 26/08/2022 à 17:00

Jeudi 25 août, Constantin Kontaxakis, proviseur de l’établissement scolaire Jean Monnet au Puy, a présenté aux élus les aménagements effectués ces deux dernières années. 7 millions d’euros ont ainsi été investis pour faire de ce lycée public un centre de gravité sportif ultra moderne et un exemple coté restauration.

Présents entre autres ce jour de visite, Laurent Wauquiez, Président la région Auvergne-Rhône-Alpes, Michel Chapuis, Maire de la ville du Puy-en-Velay, et une partie de l’équipe de direction du lycée Jean-Monnet. « Les équipes pédagogiques sont là depuis ce matin et elles sont fin prêtes pour la rentrée de la semaine prochaine », assure Constantin Kontaxakis, le maître des lieux.

Souriant et fier de son établissement, le proviseur décrit pas après pas les rénovations, constructions, réhabilitations faites et en projet depuis l’incendie du 25 avril 2019. « Un sinistre qui a ravagé la totalité de la cuisine, la salle de restauration et des logements et qui aurait pu se terminer par un vrai drame humain », rappelle Laurent Wauquiez.

L'incendie de 2019 a détruit la totalité des cuisines et l'espace cantine. Photo par DR

Régler le problème du stationnement anarchique devant le lycée

Avant de pénétrer dans l’enceinte des bâtiments, Constantin Kontaxakis indique l’entrée de l’établissement. « Auparavant, les élèves et les parents d’élèves stationnaient devant le lycée et sur la route, soulève-t-il. Ce écueil était générateur de risques d’accidents ou d’accrochages. À présent, il y a un sas d’accueil à l’intérieur de l’établissement ».

L’attroupement poursuit la visite en descendant la route pour s’échouer sur le terrain de basket. « Cet espace va devenir un parking notamment pour le personnel du lycée, souligne Michel Chapuis. D’autre part, le gymnase sera mis aux services des associations de la ville. Cette solution de partage se fait de plus en plus dans les différents gymnases du Puy-en-Velay ». Une zone de basket en trois par trois sera sauvegardée sur les lieux.

Laurent Wauquiez, Michel Chapuis et Constantin Kontaxakis.
Laurent Wauquiez, Michel Chapuis et Constantin Kontaxakis. Photo par Nicolas Defay

Un mur d’escalade et des montagnes de solidarité

L’un des aménagements phares du lycée est le mur d’escalade entièrement neuf et conceptualisé par des grimpeurs professionnels. « C’est une vraie fierté de présenter cet équipement ! », lance Constantin Kontaxakis. Sur deux surfaces de murs, des plots d’escalades et des cordes encore toutes neuves surplombent d’épais tapis de réception. « L’espace sera aussi équipé de tables de ping-pong et d’autres agrès divers, ajoute le proviseur. Ce bâtiment a la capacité de rassembler 250 personnes ce qui nous permettra d’envisager des manifestations autres que sportives comme des évènements culturels par exemple ».

Constantin Kontaxakis pointe du doigt un détail important : « Lorsque nous avons été en pleine galère après l’incendie, les autres lycées nous ont fortement aidés pour combler notre carence d’équipements. Nous avons décidé que ce mur d’escalade serait accessible alors à tous ces gens pour partager à notre tour cet élan de solidarité ».

Le Président de la Région devant le mur d'escalade du lycée Jean-Monnet.
Le Président de la Région devant le mur d'escalade du lycée Jean-Monnet. Photo par Nicolas Defay

« Les élèves et le personnel mangeaient dans le gymnase »

Enfin, pour le clou du spectacle, direction la cuisine et la salle de restauration. « Nos trois chefs et tous les agents peuvent à présent travailler avec des outils de très grande qualité, montre Constantin Kontaxakis. Il y a des fours normaux, à basses températures, à températures différées. Les chambres froides sont maintenant au sous-sol où un ascenseur les relie aux cuisines ».

Concernant le restaurant, bois, métal et briques noires se dévoilent toute en perceptive dans un espace très lumineux. « Pendant les 22 mois sans cuisine, les chefs et les agents ont beaucoup peiné, se souvient Constantin Kontaxakis. Durant deux ans, ils sont allés dans un autre établissement (Le lycée de Roche Arnaud, Ndlr) pour récupérer les plats et les travailler ensuite dans des cuisines provisoires. Les élèves et le personnel mangeaient dans le gymnase, transformé en salle de cantine pour l’occasion. Les conditions étaient loin d’être optimum ! »

Constantin Kontaxakis indique que les réservations dans le restaurant professionnel de Jean-Monnet seront à nouveau possibles dans deux semaines. Pour réservez, suivez le GUIDE.

Le proviseur du lycée Jean-Monnet, Constantin Kontaxakis.
Le proviseur du lycée Jean-Monnet, Constantin Kontaxakis.

« Nous avons même un menu « moins de 20 km du Puy »

Valérie Lauricella, responsable Gestion Agent Comptable du lycée, met en exergue les efforts entrepris pour réduire au maximum le gaspillage alimentaire sur les 400 repas journaliers. « Ce sont les élèves qui se servent eux-mêmes. Ceci leur permet de mettre la quantité désirée selon leur faim. Nous privilégions en parallèle les produits régionaux pour la constitution des repas. Nous avons même un menu « moins de 20 km du Puy » où nous nous servons par exemple à Polignac pour les pâtes ou au Gaec Murmure de Coccin’elles pour certains légumes à Saint-Jean-de-Nay ».

« Ce lycée a transformé une épreuve en quelque chose de positif »

L’enveloppe est lourde. 7 millions d’euros sans compter le projet de cuisine pédagogique qui devrait avoisiner les 2 millions d'euros en plus. « Il y avait réellement de grands besoins dans tous les lycées du Puy, qu’ils soient publics ou privés, généralistes ou professionnels, s’exprime Laurent Wauquiez. Nous sommes très fiers qu’ils aient tous été réhabilités selon leurs besoins. »

Il continue : « Jean Monnet est devenu un exemple. Ce lycée a transformé une épreuve en quelque chose de positif. Il a transformé ce drame de l’incendie en un succès. Il a, en plus et malgré lui, démontré la puissante solidarité qui existe entre les chefs d’établissements. Et ça, c’est l’une des plus grandes satisfactions que nous éprouvons tous ensemble ».

Au cœur de la nouvelle salle de restauration. Photo par Nicolas Defay