Placée sous le parrainage de Gérard Roche, enfant du pays, ancien président du Conseil départemental et sénateur, cette édition 2026 a transformé la salle des fêtes du Monastier en véritable lieu de rencontres, de découvertes et de transmission. Passionnés d’histoire, familles, élus, associations, habitants du territoire ou simples curieux se sont retrouvés autour d’une programmation riche et accessible à tous.
Des collégiens acteurs de l'histoire locale
L'un des temps forts du festival restera l'implication des élèves des collèges Laurent-Eynac et Saint-Dominique. Vendredi après-midi, les collégiens ont présenté leurs travaux lors d'un mini-festival intégré à la programmation officielle.
Résistance, art roman, Béates, mais aussi étude inédite du cahier de doléances du tiers état du Monastier : les jeunes ont mené un véritable travail d'historiens. Recherches aux archives, préparation d'exposés, prise de parole en public, analyse de documents anciens... leur investissement a impressionné les visiteurs comme les intervenants.
Encadrés par les professeurs d'histoire Laurence Fillère, Rodolphe Romeuf et Célia Morel, et coordonnés par Florence Roche, les élèves ont démontré que l'histoire locale pouvait devenir un formidable terrain d'apprentissage et de citoyenneté. Une initiative originale et novatrice à l'échelle du département.
Plus de 250 personnes à l'inauguration
Le ton du week-end a été donné dès l'ouverture du festival. Plus de 250 personnes ont assisté à l'inauguration, témoignant de l'intérêt grandissant suscité par l'événement.
Habitants du Monastier-sur-Gazeille, élus de la communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal, représentants associatifs, acteurs culturels et visiteurs venus de toute la Haute-Loire ont partagé ce moment de convivialité. Une affluence qui illustre la capacité d'Altistoria à fédérer un public particulièrement diversifié autour d'un patrimoine commun.
Trois jours de voyages dans le temps
Tout au long du week-end, conférences et tables rondes ont exploré de multiples facettes de l'histoire locale : l'abbaye de Saint-Chaffre, la géologie des paysages altiligériens, la Seconde Guerre mondiale, la Résistance, l'accueil des réfugiés, la dentelle du Velay ou encore les mystères de la Bête du Gévaudan.
Entre chaque intervention, les lectures d'Erwan Leroy, de la Mobile Compagnie, ont apporté une touche d'émotion, d'humour et de sensibilité particulièrement appréciée du public.
À la recherche de pépites de mots locaux...
Photo par DR
Livres, musique, patrimoine et rencontres
Le festival ne s'est pas limité aux conférences. Le salon littéraire a permis des échanges privilégiés entre auteurs, éditeurs et lecteurs, tandis que plusieurs expositions mettaient en lumière documents d'archives, portraits d'Altigériens durant la Seconde Guerre mondiale et patrimoine bâti local.
Le concert de l'Harmonie du Monastier, la veillée consacrée aux contes et légendes du Velay ainsi que les visites guidées de l'abbatiale et du bourg ont également rencontré un vif succès. Guidées par Michel Arcis, maire du Monastier et passionné d'histoire, ces découvertes ont attiré de nombreux participants. L'élu a d'ailleurs contribué à plusieurs moments du festival, y compris lors de l'inauguration où il a partagé sa passion pour la musique en donnant un intermède au saxophone.
Un rendez-vous culturel désormais incontournable
Avec plus de 700 visiteurs en trois jours, une forte mobilisation des bénévoles, des partenaires, des associations et des intervenants, cette troisième édition marque une nouvelle étape dans le développement d'Altistoria.
Porté par le média culturel dédié à l'histoire et au patrimoine de la Haute-Loire, le festival poursuit son ambition : rendre l'histoire accessible à tous tout en mettant en valeur les richesses du territoire. Le pari est manifestement réussi.