Et si une nouvelle épidémie frappait le territoire demain ? Pour tester leur réactivité grandeur nature, les 5 CPTS de la Haute-Loire ont mené un exercice de crise. Entre parcours de quarantaine, combinaisons anti-contagion et patients tests, plongée au cœur d’une simulation qui rappelle tristement 2020.
"Je suis partie dans un congrès à "Virland" avec des amis seniors, depuis on a tous des éruptions sur les mains, des difficultés respiratoires et beaucoup de toux, dévoile une des patientes fictives à la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS). Ce matin, le médecin m'a dit qu'il y avait plusieurs cas comme moi. Alors, on nous a dit de nous rendre à la CPTS. Ici, nous avons dû suivre un fléchage pour ne pas être en contact avec des patients sains."
Un protocole précis
C'est comme ça qu'a commencé l'exercice de gestion de crise sanitaire du vendredi 16 octobre pour les 5 CPTS du territoire altiligérien. D'abord pris en charge par la Croix-Rouge qui a désinfecté les patients fictifs et leur a mis un masque avant de leur faire voir une infirmière qui a réalisé un examen clinique (tension, pouls et examination).
Les cas de "Coxland 35" ayant été jugés grave, la CPTS du Puy a préféré rediriger les patients vers l'hôpital.
Un objectif post-Covid
Notre patiente test, professionnelle de la CPTS, devait en fait être reçu dans un lieu de consultation unique dans des conditions particulières afin de maintenir la sécurité de tous.
"L'objectif est de savoir répondre à une crise sanitaire s'il y en a une demain, nous dit-elle. Il faut voir grandeur nature si le protocole qu'on a imaginé dans les bureaux peut être mis en place de manière efficace dans la vraie vie."
C'est pourquoi les 12 patients fictifs sont passés par le protocole téléphonique, la prise de rendez-vous et un parcours dédiés à la "quarantaine". Ils ont ensuite rencontré des professionnels de santé, en tenue anti-contagion avec lunettes, masqués, combinaison et sur-chaussures.
"Au moment du Covid, les CPTS étaient à leur début, elles avaient déjà des missions, mais pas celle de gestion de crise sanitaire, elle a été rajoutée après la pandémie."
Fort heureusement, il semblerait que la CPTS du Puy ait ses rouages bien huilés, puis que tout s'est bien déroulé : "On a testé le plan, et il a très bien marché, nous dit l'une des patientes tests. On a même fini avec un peu d'avance."