Sur le plan national, la mobilisation a commencé le 10 septembre à l’appel de l’Union syndicale lycéenne. La contestation s’est amplifiée depuis le 29 septembre. Dans les grandes villes, des faits d'une extrême violence ont marqué la journée du 1er octobre, comme l'incendie d'un lycée à Nantes.
Au Puy-en-Velay, la mobilisation a débuté dès 7h30 devant le lycée Simone-Weil. Les lycéens ont ensuite rejoint Jean-Monnet, Roche-Arnaud puis Anne-Marie-Martel, faisant circuler leur mouvement dans plusieurs établissements de la ville. L'ambiance est restée tendue, avec quelques incidents, mais sans affrontement majeur.
« On est là pour le manque de moyens »
Claire, Marine et Lisa, élèves de première à Jean-Monnet et Roche-Arnaud, résument leurs revendications : « On est là pour le manque de moyens, de professeurs… » Elles disent aussi vouloir soutenir les mobilisations menées ailleurs en France : « Ici on n'est pas trop à plaindre encore. »
Le rythme scolaire est toutefois pointé du doigt. « 8h - 18h quatre jours par semaine, on n’en peut plus », expliquent-elles. « On se lève très tôt, on finit très tard. On voit assez peu nos proches, c’est pas une vie. » Elles dénoncent : « Leur priorité, c’est d’enlever les téléphones, mais il y a d’autres priorités. »
Plusieurs centaines de lycéens étaient mobilisées
Photo par HU
Les syndicats aux côtés des jeunes
Naziha Bouachmir, déléguée syndicale FO et enseignante à Simone-Weil, et Louise Pommeret, représentante du SNES-FSU Haute-Loire, étaient présentes avec d'autres représentants syndicaux aux côtés des jeunes.
« Leurs revendications rejoignent celles des enseignants », explique Louise Pommeret, citant les classes surchargées, les professeurs non remplacés, les conditions de travail et la pression liée à Parcoursup.
Les syndicats disent aussi vouloir éviter que la mobilisation ne dégénère. « On veut que tout se passe bien », expliquent-elles, précisant ne pas être là « pour encadrer ni pour faire la police », mais notamment pour faire le lien entre les jeunes et les personnels des établissements.
Des représentants syndicaux étaient sur place
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La situation se tend fortement
Si la Haute-Loire semble relativement épargnée par les violences et les débordements, quelques incidents sont venus perturber la mobilisation. Devant les lycées, des pétards et des projectiles sont lancés en direction de policiers non casqués. Les provocations et les insultes fusent. Les policiers ont procédé à des fouilles de sac. En Haute-Loire, au moins sept lycéens ont été interpellés depuis le début du mouvement.
Sur le plan national, la situation s’est nettement tendue dans plusieurs villes ce jeudi. À Nantes, un incendie s’est déclaré au lycée Nelson-Mandela pendant le blocage de l’établissement. L'incendie serait parti de feu de poubelles devant l'établissement.
À 13h, le Premier ministre Sébastien Lecornu devait présider une cellule de crise.
Des incidents mais pas de débordements majeurs
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Le mercredi 30 septembre, si la manifestation a démarré normalement au lycée Léonard-de-Vinci de Monistrol-sur-Loire, elle a vite pris un autre tournant quand, aux alentours de 9h, des projectiles ont été lancés en direction de 3 gendarmes.
« C'est hors de question que le coût des réparations soit payé par les étudiants et les contribuables de la Région », Laurent Wauquiez, au micro de nos confrères du Progrès.
Laurent Wauquiez annonce des sanctions
Face à cette situation, Laurent Wauquiez a fait des annonces auprès du journal Le Progrès : « La Région demandera réparation à chaque fois que des casseurs seront identifiés, pour que ce soient eux et leurs familles qui payent. »
Il a également annoncé que certaines aides régionales pourraient être supprimées pour les lycéens identifiés comme responsables de dégradations, citant notamment le PASS’Région et les transports scolaires.
L’USL appelle désormais à une nouvelle journée d’action le 6 octobre. D’ici là, de nouvelles opérations de blocage pourraient se poursuivre dans plusieurs établissements.