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Après la fête, place au grand débarras au Roi de l'Oiseau

Par . . , Mise à jour le 21/09/2026 à 17:00

Les troubadours ont rangé leurs flûtes, les chevaliers, leurs épées et les costumes ont déjà retrouvé le fond des placards. Mais au lendemain du défilé de clôture de la 41e édition du Roi de l’Oiseau, pas question de tirer au flanc ! Sur la place du Breuil, on se retrousse les manches pour démonter les camps.

Après plusieurs jours de festivités, la place du Breuil reprend doucement ses habitudes. Ce lundi matin, les échoppes et les décors sont encore là, mais l’heure n’est plus à festoyer : il faut ranger, démonter, charger et nettoyer.

Car si les services de la Ville s’attaquent aux palissades, chaque camp doit, lui, démonter ses propres installations. Et certains chantiers sont loin d’être une mince affaire. Tout doit être démonté en quelques heures.

Quatre jours pour monter, et pour démonter ?

À peine le défilé de clôture terminé dimanche soir, certains ont remis le bleu de travail. Du côté du camp de la Compagnie les États du Velay, le démontage a commencé dès hier soir et s’est poursuivi jusqu’à 22 heures, avec 25 personnes à la manœuvre. Ce lundi matin, ils étaient encore une quinzaine à s’activer, notamment autour du bateau de Jacques Cartier.

« Suivant la taille du camp, ça peut prendre plus ou moins de temps. On a mis quatre jours pour le monter. Là, faut démonter plus rapidement », sourit Mickaël, président du camp. Pas vraiment le temps de rêvasser devant les souvenirs : chaque camp devait démonter ses propres installations avant ce lundi, en milieu d'après-midi. On vous laisse faire le calcul.

Le timing est serré
Le timing est serré Photo par HU

Même le Roi a retroussé les manches

Et pour les États du Velay, le rangement se fait avec quelques belles victoires en poche. « On a passé un super moment », raconte Mickaël, qui savoure encore les succès du week-end : « On a gagné le concours de la gueuse et le concours de tir à l’arc. Je pense qu’on a marqué les esprits cette année. »

Calypso la Crado a en effet décroché le titre de Miss Gueuse 2026, tandis que Florentin Bonnefoy a été sacré Roi de l’Oiseau 2026 au tir à l’arc.

Et ce lundi matin, point de trône ni de couronne pour le nouveau souverain : le Roi lui-même était au charbon pour aider ses camarades à démonter le camp. Comme quoi, même couronné, faut savoir mettre la main à la pâte !

Les mêmes gestes aux quatre coins de la place
Les mêmes gestes aux quatre coins de la place Photo par HU

Une édition « fatigante, mais merveilleuse »

Sur le camp des Archers du Velay, même topo. « Ça demande beaucoup de manutention. On démonte toutes les tentes et le pas de tir », explique Sylvie, capitaine du camp. Le chronomètre tourne : « On doit libérer la partie haute pour libérer le parking et le reste doit être libre pour 15 heures. »

Sur la soixantaine de membres du camp, une vingtaine a répondu présent ce lundi matin. De quoi faire disparaître, petit à petit, les dernières traces des festivités. Pour dresser le bilan définitif, il faudra encore patienter. Mais à chaud, Sylvie résume l’édition en trois mots : « Fatigante, mais merveilleuse. »

Les costumes vont donc retourner au placard, les camps disparaître et le Breuil retrouver son allure habituelle. Jusqu’à l’année prochaine, quand il faudra tout réinstaller… et remettre ça !

Même activité chez les Archers du Velay
Même activité chez les Archers du Velay Photo par HU

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