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Après 15 heures, le choix appartient aux élèves dans ce collège du Puy-en-Velay

Par . . , Mise à jour le 31/08/2026 à 15:00

Cours le matin, activités ou accompagnement aux devoirs l’après-midi : au collège Saint-Régis Saint-Michel du Puy-en-Velay, l’emploi du temps est pensé autrement. Depuis trois ans, l’établissement mise sur un principe simple : après 15 heures, les élèves deviennent acteurs de leur temps, avec l’objectif de favoriser leur bien-être et, à terme, leur réussite.

Demain, mardi 1er septembre, ce sont quelque 116 élèves de sixième qui franchiront les portes de l'établissement, rejoint par les 309 autres collégiens le jour suivant. Pour Emmanuel Belledent, directeur du collège et coordinateur de l’ensemble scolaire Saint-Régis-Saint-Michel Don Bosco, cette période de transition entre l’enfance et l’adolescence justifie une attention particulière portée à l’épanouissement des jeunes.

« Je considère les élèves comme des personnes », résume le directeur. Une philosophie qui se traduit concrètement dans l’organisation de la journée : les cours obligatoires sont concentrés de 8 heures à 15 heures. Ensuite, place au choix.

À 15 heures, changement de posture

Le principe est simple : « Nos élèves ont cours de 8 heures à 15 heures, puis à partir de 15 heures, c’est eux qui décident avec leurs parents de ce qu’ils vont faire après », explique Emmanuel Belledent.

Plusieurs possibilités s’offrent alors aux familles. Certains élèves quittent l’établissement pour pratiquer une activité sportive, artistique ou culturelle. D’autres restent jusqu’à 16 heures ou 17 heures pour bénéficier d’un accompagnement aux devoirs.

Le principe est loin d’imposer un nouvel emploi du temps uniforme. Au contraire, il vise à l’adapter davantage à chaque jeune. « Autant d’élèves, autant de possibilités », résume le directeur.

Rugby, tennis, natation, athlétisme, gymnastique, judo, hockey subaquatique, mais aussi théâtre, danse, musique, et plus, rythment les après-midi. « Ils peuvent découvrir plein d’autres activités et parfois des activités auxquelles ils n’ont même pas pensé », souligne Emmanuel Bent.

« Le bien-être est source de réussite »

Derrière cette organisation, le directeur revendique une conception globale de la réussite scolaire. Le sport et la culture ne sont pas considérés comme des activités périphériques, mais comme des leviers permettant de trouver confiance et équilibre.

« Certains enfants n’ont aucune difficulté dans les enseignements généraux et puis il y a d’autres enfants qui ne s’y épanouissent pas nécessairement, mais qui ont d’autres aptitudes », observe-t-il. Pour ces derniers, l’activité pratiquée après les cours peut devenir un espace de réussite différent, parfois décisif pour l’estime de soi.

Le projet est ainsi articulé autour de concepts simples, la sécurité, la santé, la qualité de vie et les conditions de travail, avec une conviction : « Le bien-être est source de réussite. » Emmanuel Belledent insiste notamment sur l’importance de la sérénité chez les adolescents. « Si un enfant se sent bien et en confiance, il ne réussira pas nécessairement, mais en tout cas, il sera bien, il sera serein. La sérénité, c’est hyper important pour réussir sa scolarité. »

Le dispositif entend aussi laisser une place au repos. Avec des journées qui ne se prolongent pas systématiquement par des activités encadrées, les élèves peuvent également disposer de temps libre. « Il faut du temps aussi pour ne rien faire et se reposer, laisser son corps au repos », rappelle le directeur.

Une organisation qui séduit

L’expérience n’est pas nouvelle. Saint-Régis avait déjà organisé ses emplois du temps en deux temps, de 8 heures à 15 heures puis de 15 heures à 17 heures, dès 2013. La formule actuelle, plus structurée autour du choix, de la responsabilisation et de l’ouverture culturelle et sportive, est en place depuis trois ans.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le modèle séduit. Selon Emmanuel Belledent, 99 % des parents et des élèves interrogés se sont déclarés satisfaits du projet.

« La formation, l’éducation, c’est un processus de longue haleine », rappelle le directeur. Et le rythme scolaire mis en place n'empêche en rien les enfants de suivre les programmes dans leur intégralité. Selon le directeur, des contrôles administratifs menés dans l’établissement ont confirmé que les programmes sont respectés.

« Ce projet n’est pas là pour faire un truc de plus, c’est faire différemment »

« Ce projet n’est pas là pour faire un truc de plus, c’est faire différemment », insiste Emmanuel Belledent. Avec, derrière cette organisation du temps, une ambition plus large : permettre aux collégiens de devenir progressivement acteurs de leur parcours, tout en leur donnant les conditions nécessaires pour apprendre et grandir sereinement.

« Je veux qu’ils réussissent, mais en étant heureux », résume le directeur. Une philosophie omniprésente, mais qui, à Saint-Régis, se matérialise davantage chaque jour à 15 heures.

 

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