Ce mardi 5 mai a eu lieu la grande collecte annuelle de sang. Organisé en mairie du Puy-en-Velay, l’événement permet de récolter un apport en sang essentiel à l'approche des nombreux jours fériés de mai, qui vise à renforcer les stocks tout en sensibilisant aux dons de cellules souches.
Les donneurs se succèdent à la mairie du Puy
Photo par Nadia Meyer
Positionnée au mois de mai pour compenser la perte de collectes liée aux jours fériés, elle vise à maintenir un niveau de dons suffisant pour faire face aux 1 400 dons quotidiens nécessaires :
« Le mois de mai peut être pénalisant pour nous : un jour férié, c’est 1 400 dons qui ne peuvent pas être collectés. », explique Carole Jurine, chargée de communication et de développement des dons, à l’EFS Auvergne / Loire
Au-delà de cette mobilisation locale, l’EFS a profondément repensé son organisation.
Une réorganisation complète pour mieux anticiper les besoins
Les dons se font toute l’année mais la planification est annuelle afin de limiter les appels aux dons par une gestion préventive des besoins.
« Un don de sang total permet de produire des globules rouges, du plasma et des plaquettes (après mélange avec d’autres dons) », précise l’EFS local.
Avant, les collectes se faisaient lors d’événements ponctuels. Aujourd’hui, le maillage territorial est plus fin, les collectes sont plus régulières, ce qui permet une meilleure répartition dans le temps.
L'EFS qui se déplace au plus près des besoins
Photo par Nadia Meyer
« Notre objectif, c’est d’être au plus près des donneurs pour rendre le don plus facile et apporter un approvisionnement constant. », poursuit Carole.
Elle annonce également une meilleure gestion avec une utilisation plus raisonnée des stocks par les services de santé lors de chirurgies, l’amélioration des techniques chirurgicales et le recours aux transfusions moins systématique.
Les groupes sanguins O- et B- sous tension
Certaines contraintes persistent, notamment la fragilité des stocks pour certains groupes sanguins et la durée de vie limitée des produits.
Seuls les groupes sanguins O- et B- (respectivement 6 % et 1 % de la population) sont particulièrement sous tension. O-, donneur universel, est très utilisé en urgence : les stocks sont particulièrement fragilisés après les week-ends et les jours fériés. Mais l’anticipation permet de limiter les situations d’urgence côté stocks.
« Le groupe O- est très sollicité, notamment en cas d’urgence vitale. »
Dans le but d’une autosuffisance en produits sanguins, il est nécessaire de collecter tous les jours : « Les plaquettes ont une durée de vie de 7 jours ; les globules rouges, de 42 jours », détaille Carole Jurine.
La police, aperçue pour la première fois, à l'opération de collecte
Photo par Nadia Meyer
Parmi les autres difficultés rencontrées sont relevées les périodes creuses de disponibilité des donneurs. À cela se rajoute l’impact du coût actuel du carburant sur les déplacements, appuyant la nécessité d’aller vers les donneurs (collectes mobiles, entreprises, lycées).
Malgré tout, en Haute-Loire, la générosité est de mise.
La Haute-Loire, 1er département donneur de France
Accueillie à l’Hôtel de Ville, elle s’inscrivait dans l’opération nationale "Mon sang pour les autres", portée par l’établissement Français du Sang (EFS) et le Rotary International, avec la participation des lycéens de Terminale ST2S de l’ensemble scolaire Saint-Jacques-de-Compostelle, l’association France Adot 43 (don d’organes, de tissus et de moelle osseuse), l’Amicale des Donneurs de Sang Bénévole et le Rotary Club Le Puy Mont Anis.
Les jeunes bénévoles et donneurs de Terminale ST2S
Photo par Nadia Meyer
À titre de comparaison…
La moyenne nationale des dons est de 3,8 % de la population pouvant donner, soit les personnes âgées de 18 à 70 ans. La Haute-Loire a, quant à elle, un indice de générosité de 5,7 %.
Les élèves étaient mobilisés pour recruter de nouveaux donneurs, orienter les personnes et renforcer la dynamique locale solidaire dans la rue. La participation de ces jeunes permet de : « mobiliser la population via une dynamique collective et intergénérationnelle », commente Carole.
« La Haute-Loire est le premier département de France en indice de générosité », indique Carole Jurine
Le département se distingue par une forte générosité, avec un taux de donneurs largement supérieur à la moyenne nationale : « La Haute-Loire est le premier département de France en indice de générosité ».