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Train de nuit vers Paris: la Haute-Loire oubliée

Par . . lun 24/01/2022 - 06:00 , Mise à jour le 24/01/2022 à 06:00

C'est la déception du côté de plusieurs collectifs d'usagers et de la CGT Cheminots qui avaient beaucoup oeuvré pour le retour de plusieurs trains de nuit dont la ligne historique Nîmes - Paris.

Cette ligne aurait pu desservir la Lozère et l'ouest de la Haute-Loire via Brioude, Saint-Georges-d'Aurac, Langeac, Monistrol-d'Allier, Alleyras, Chapeauroux et  Langogne

Mais ils ne perdent pas espoir car "d'ici 2024 beaucoup de choses peuvent encore changer."

"En date du 17 janvier 2022, nous avons appris, que l ’ État annonce officiellement le retour du train de nuit Paris - Aurillac via Brive. Nous ne pouvons que nous réjouir de la remise en marche de cette desserte abandonnée en 2003. Pour autant, nous déplorons, encore une fois, l’oubli du Massif Central et de ses populations du Nord Cantal, du Puy- de-Dôme, de la Haute-Loire et de l’Allier." explique Anthony Prat.

Il y a encore beaucoup de leviers politiques à actionner. D'autres acteurs peuvent encore s'emparer du dossier

"Le projet mis en œuvre par le gouvernement écarte plusieurs centaines de milliers d’habitants auvergnats d’un accès à cette circulation nocturne pour rallier Paris. La CGT, son Secteur Fédéral Auvergne - Nivernais et ses unions départementales du Cantal, du Puy-de-Dôme, de la Haute - Loire et de l’Allier, sont porteurs de propositions concrètes pour la remise en marche d’un train de nuit Aurillac - Paris via Clermont - Ferrand. Ce projet, porteur d’une desserte la plus large possible de nos populations auvergnates et à coût constant pour la SNCF, peut être mis en place rapidement si la volonté de tous les acteurs est réunie."

Un train Nîmes-Paris et un autre Aurillac-Paris où les deux convois seraient accouplés en gare de Clermont-Ferrand ne coûteraient pas plus cher

Rien ne semble perdu donc. "Il s'agit d'un plan de remise en circulation sur deux ans. Beaucoup de choses peuvent encore bouger" poursuit Anthony Prat. "Il y a encore beaucoup de leviers politiques à actionner. D'autres acteurs peuvent encore s'emparer du dossier. On n'oppose pas les deux projets. Un train Nîmes-Paris et un autre Aurillac - Paris où les deux convois seraient accouplés en gare de Clermont-Ferrand ne coûteraient pas plus cher que le dispositif actuel et la demande est encore plus importante dans l'est du massif central, en Haute-Loire, en Lozère et dans le Gard."

Pour le Cantal, Jean Castex a tenu parole. Le 30 octobre dernier devant l'assemblée des maires du Cantal, il promettait le retour du train de nuit Aurillac-Paris. Une promesse confirmée par un courrier envoyé aux élus Cantaliens le 14 janvier.

Les trains de nuit constituent une offre de transport adaptée aux enjeux d’aménagement des territoires

Le Premier ministre vient de confirmer la réouverture d'un train de nuit sur la ligne SNCF Aurillac-Paris. Après la mise en service des lignes de nuit Paris-Nice et Paris-Lourdes, la ligne entre le Cantal et la capitale devrait circuler à nouveau d'ici deux ans.

Il devrait s'arrêter dans les gares actuellement desservies par le TER, parmi lesquelles  Bretenoux, Laval-de-Cère et Laroquebrou.

L’État financera cette desserte dans le cadre de la convention d’exploitation des trains d’équilibre du territoire. 
Les trains de nuit constituent une offre de transport adaptée aux enjeux d’aménagement des territoires, en particulier de ceux qui, comme le Cantal, souffrent d’un enclavement préjudiciable, tout en répondant aux impératifs écologiques et à une forte demande sociale.

La mise en œuvre de la desserte Aurillac-Paris pourrait être assurée grâce à la recomposition du train de nuit Paris-Rodez – Albi / Toulouse, « l’Occitan »

Dans ce contexte, l’État a souhaité consacrer un effort d’investissement pour la rénovation des trains de nuit, dans le cadre du plan de relance. La mise en service des lignes de nuit Paris-Nice le 20 mai dernier, et Paris-Lourdes le 12 décembre en témoigne.

Au stade des travaux préliminaires qui ont pu être conduits par l’État avec les équipes de SNCF Voyageurs, la mise en œuvre de cette nouvelle desserte de nuit pourrait être assurée, grâce à la recomposition du train de nuit Paris-Rodez – (Albi) / Toulouse (« l’Occitan »). Le train comprendrait des voitures pour Aurillac, qui seraient séparées à Brive-la-Gaillarde. A l’instar de ce qui existe aujourd’hui sur la desserte de Rodez et Albi, une composition de trois voitures (1 voiture de 1ère classe, 1 voiture de 2ème classe et 1 voiture avec places assises) pourrait accueillir environ 170 voyageurs jusqu’à Aurillac.

Le schéma de desserte, qui reste à préciser, pourrait se traduire par un arrêt aux gares aujourd’hui desservies par les TER, à savoir Puybrun, Bretenoux-Biars, Laval-de-Cère et Laroquebrou.