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Petites Villes de Demain : le programme se précise

Par maceo.cartal.3… mar 16/02/2021 - 06:00 , Mise à jour le 16/02/2021 à 06:00

En octobre 2020, l’État annonçait le lancement du programme "Petites Villes de Demain" qui vise à revitaliser les communes de moins de 20 000 habitants. En Haute-Loire, 27 communes vont bénéficier de ce programme après avoir candidaté. Les maires des communes de l’yssingelais et du plateau du Devès nous éclairent.

C’est un appel à candidature que l’État a mené auprès des communes de moins de 20 000 habitants du pays. Pas moins de 1 000 communes ont été retenues dans l’Hexagone, dont 27 en Haute-Loire. Ce programme s’inscrit dans une logique de revalorisation des centres bourgs d’activité. Une opportunité pour ces petites et moyennes communes d’accéder à des moyens forts utiles pour mener à bien différents projets. Les communes « lauréates » du projet ont assisté à une première réunion d’information à la préfecture le 4 février dernier.

Revitalisation des centre-bourgs

Ce programme est présenté sous la forme d’un appel à projet. Les communes ont lancé leurs candidatures avec pour objectif de se donner les moyens pour mener des projets de revitalisation, de rénovation de leurs centres d’activité et de vie. « Si nous avons candidaté, c’est que nous en avons besoin », assure Alain Robert, maire de Pradelles. En effet, certaines communes ressentent une baisse de l’activité au sein même de leur bourg. C’est le cas d’Yssingeaux où le maire Pierre Liogier, déplore « la perte de 50 % des commerces du centre-bourg en l’espace de 10 ans ».

Les communes vont alors devoir recruter un chef de projet, pouvant être subventionné jusqu’à 75 %, qui épaulera les communes dans la gestion de projet, son financement ainsi qu’un soutien en terme d’ingénierie. C’est d’ailleurs l’un des points principaux du programme PVD (Petites Villes de Demain). L’apport d’une ingénierie extérieure permettra « d’apporter une expertise nouvelle et surtout de ne pas inonder l’ingénierie locale qui a déjà énormément à faire pour la vie de la commune », appuie Ludovic Gire, maire de Cayres.

Le projet se lance

Ce programme met en avant la revitalisation des centres-bourgs, au même titre que le programme départemental du même nom qui accompagnait 12 communes rurales du département dans la réfection de leur centre-bourg de 2015 à 2020. Le programme PVD est complémentaire de ce dernier et vient donc ajouter des possibilités aux communes. Concrètement, ce programme va se traduire par des travaux comme par exemple des rénovations de logements insalubres, la construction ou la rénovation de locaux commerciaux, le tout sous une même ligne directrice : rendre attractif et accessible les centre-bourgs actifs.

Le 4 février 2021, les 27 communes du département ont eu une première réunion d’information concernant le déroulé du programme. À l’issue de cette dernière, les équipes municipales sont amenées à signer une convention, mettant en exergue les critères que devront respecter les projets menés par les municipalités dans le cadre de ce programme. La prochaine grosse étape est la rédaction de la fiche de poste par les communes concernant le recrutement du chef de projet. C’est d’ailleurs un sujet d’interrogation pour les maires concernés : « Le problème c’est qu’il va falloir trouver au moins 21 chefs de projet, nous ne savons pas s'il y aura assez de candidatures et si nous pourrons nous partager les chefs avec les autres communes en cas de besoins », insiste Alain Robert.

Des candidatures groupées

Parmi les communes lauréates, quatre communes de la communauté de communes Cayres-Pradelles ont été retenues par ce programme. Il s’agit des villages de Costaros, Landos, Cayres et Pradelles. Les maires de ces communes ont porté la candidature en commun. « Notre communauté de commune a une particularité : elle possède quatre centres bourgs actifs, là où les autres communautés, comme celle de Monistrol, ne possèdent qu’un chef-lieu autour duquel gravite les autres communes », indique Pierre Gibert, maire de Costaros. « Il nous paraissait donc logique de porter tous les quatre cette candidature, tant nos projets sont complémentaires », ajoute Ludovic Gire.
En effet, la disposition particulière de ces villages au sein de la communauté de communes offre « une réelle complémentarité de [nos] services », selon Pierre Gibert. D’autres communes ont fait candidature commune comme par exemple Yssingeaux et Retournac. Ces candidatures groupées devraient permettre de bénéficier d’une ingénierie et d’un chef de projet communs aux communes concernées.

Encore plusieurs interrogations subsistent quant au déroulé des étapes et des projets. Tout ceci devraient se préciser dans les mois à venir. Le maire d’Yssingeaux assure par ailleurs que les premières mises en œuvre des projets liés à ce programme devraient être visibles d’ici la fin de l’année.