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Une saison touristique au top au Puy-en-Velay

mar 25/08/2020 - 18:48 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:07

« Je n’ai jamais autant fait de chiffres que cette année !, affirme Sonia Descombes, patronne du restaurant Le Pas Sage situé dans la rue Raphaël. Depuis le 13 juillet, j’ai effectué deux services complet, midi et soir, et ceci tout les jours. Ce n’est qu’à partir d’aujourd’hui (mardi 25 août, Ndlr) que l’affluence s’est légèrement amoindrie. » Le Pas Sage, implanté à proximité de la très fréquentée Place des Tables, est en service depuis 3 ans. « Avant, c’était La Felouque, précise t-elle. Elle a existé pendant 42 ans. » À côté d’elle se tient Marie-Claude Marcon, propriétaire d’une véritable institution ponote à savoir la boutique de dentelle et de produits régionaux Aux souvenirs du Puy. « Cela fait 32 ans que je suis installée ici, précise-t-elle. Et moi aussi je suis de l’avis de Sonia. Nous avons fait une année exceptionnelle».

Une affluence record mais des origines différentes
Beaucoup de locaux, quelques touristes des départements limitrophes, peu d’étrangers et aucun asiatique. C’est ce qui ressort des observations faites par les commerçants interviewés. « Juillet et août ont été parfaits !, assure Cyrille Commeaux de L’Auberge des Tables. Il y a eu et il y a encore beaucoup de monde. Encore plus que les années précédentes. »
Du haut de sa 7ème année à la tête de son restaurant niché dans la montée de la cathédrale, Cyrille Commeaux peut aisément établir un comparatif des saisons passées avec celle si particulière de l’édition 2020. « La différence se révèle surtout dans les origines des clients, analyse-t-il. Déjà, nous n’avons eu presque exclusivement que des français et pas énormément de gens extérieurs à la Haute-Loire. C’est resté très local cette année. » Un phénomène confirmé par ses consœurs du Pas Sage et de la boutique de dentelle. « J’ai eu quelques allemands, des belges et des hollandais, affirme Marie-Claude Marcon. Des stéphanois aussi et quelques personnes des départements voisins ».

Le boost des animations de la Ville
Du côté de la rue Chenebouterie, David Riffard, l’un des huit artisans d’art de la boutique N°13, constate également une bonne saison. « Pourtant, tout avait sacrément mal commencé !, se rappelle le patron de l’Antre des Nécromants, spécialisé dans le travail à la main du cuir et d’autres nobles matières. J’ai décroché mon numéro de siret le 12 mars et on était confiné quatre jours après. On a ouvert ensuite le 5 juin. Le mois de juillet a été correct et le mois d’août plutôt pas mal. Les gens se promènent, il fait beau et surtout la Ville a vraiment assuré sur les petites et nombreuses animations estivales qui attirent le monde, bien plus que le Puy Lumière. Les chèques Coup de pouce nous aident aussi beaucoup. Je m’entendais à une année pourrie. C’est juste l’inverse qui s’est passé ».

« Le Puy n’était pas du tout dans le programme »
« Je ne connaissais pas la région et nous avons décidé de venir ici car la Haute-Loire faisait partie des départements plutôt préservés par l’épidémie, s’exprime Myrtille, une touriste bretonne venue en famille. Et j’ai été vraiment surprise par la beauté du lieu et toutes les animations en place. En fait, c’est un peu grâce à ce contexte de pandémie que nous avons découvert le Puy-en-Velay, le lac du Bouchet ou le château de Polignac. Et je sais qu’une fois rentrée la semaine prochaine, je vais encourager mes amis à venir ici car ça vaut vraiment le coup d’œil. »

Même son de cloche de la part de Romain Nantais, descendu en couple de la région parisienne. « Nous voulions respirer un peu d’air pur et nous avons tout de suite pensé à l’Auvergne. Nous sommes tout d’abord allés à Clermont-Ferrand mais la ville nous apparaissait un peu morte et imprégné d’un sentiment de paranoïa dû au Covid. Le Puy n’était pas du tout dans le programme. En fait, nous sommes arrivés ici le samedi 22 août et nous avons finalement décidé de rester là jusqu’à la fin de nos vacances. Les gens et les commerçants sont beaucoup plus détendus que dans les grandes agglomérations. L’ambiance est calme et à la fois festive. Sans parler des monuments et des rues du Puy qui sont d’une splendeur que nous n’avions pas imaginée ».

Nicolas Defay