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Haute-Loire : onze radars tourelles en tout d'ici début 2020

lun 23/12/2019 - 11:56 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:01

Ni plus, ni moins, l'objectif fixé par le préfet de la Haute-Loire, Nicolas de Maistre, est d'abord de remplacer les 14 radars fixes double sens qui ont été la cible de certains automobilistes en colère depuis le passage aux 80km/h. Le chantier a été engagé l'été dernier avec l'installation des désormais très célèbres radars tourelles en cinq points sur le département : Vazeilles-Limandre (RN 102), Bellevue-la-Montagne (RD 906), Saint-Georges-d'Aurac (RN 102), Saint-Vincent (RD 103) et Mazeyrat d'Allier (RD 56). Une sixième cabine "nouvelle génération" a fait son apparition le long de la départementale 9 entre Retournac et Craponne, plus exactement à Saint-Pierre-Du-Champ, au début du mois de décembre. Cinq autres radars suivront dans les prochaines semaines, celui de Monistrol-sur-Loire sur la RN 88, de Bas-en-Basset (RD 12), de Sainte-Sigolène (RD 44), d'Yssingeaux (RD 103) et de Ceyssac-la-Roche (RD 590).
Radar de Saint-Paul-de-Tartas : "un problème technique"
Quant à celui de Saint-Paul-de-Tartas qui faisait partie de cette dernière liste, une incertitude subsiste en raison "d'un problème technique", précise Suzanne Foucan, directrice de cabinet du préfet, "dû à la taille du radar par rapport aux lignes téléphoniques qui passent au-dessus".
D'ici le début de l'année 2020, la Haute-Loire comptera donc onze radars tourelles sur ses terres, puis quatorze d'ici 2021. "Une fois qu’on aura retrouvé l’ensemble des équipements, on se posera des questions complémentaires", répond brièvement le préfet interpellé au sujet d'une commande de 80 cabines passée par son prédécesseur, Yves Rousset, auprès du ministère de l'Intérieur.

>> A lire : Radars HS : la porte ouverte aux comportements dangereux
Des "comportements excessifs" au volant
Le représentant de l'Etat sait le dossier sensible, et selon lui d'ailleurs le sujet d'actualité n'est pas là. Il pointe du doigt des "comportements excessifs" au volant depuis la disparition des radars le long des routes. "Il y a eu une espèce de déclic : plus de radar, plus de contrôle, plus de contrôle donc je me lâche", affirme le préfet s'appuyant sur le bilan annuel provisoire des contrôles routiers effectués par les forces de l'ordre sur le département.
On constate que le nombre de rétentions de permis notamment pour des excès de vitesse délictuels -- plus de 40km/h au-dessus de la limitation autorisée -- a augmenté de 50% et "+ 42% en zone gendarmerie, soit 301 rétentions de permis". "Le vrai enjeu du retour des radars, c’est aussi psychologiquement revenir à ce qui existait avant les événements, on ne peut pas rouler à 200 km/h" comme a pu le faire récemment un motard, le long de la RN 88, dans le sud de la Haute-Loire. Ces "comportements excessifs" au volant pointés du doigt par Nicolas de Maistre, concernent également la consommation de stupéfiants, +51% de procédures avec rétention de permis en zone gendarmerie et + 6% pour l'alcool.
 

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"Je sais que pour la population, il y a une perception de contraintes à travers ces radars, la lutte contre l'alcoolémie au volant, etc. Mais il faut, pour ceux qui sont un peu plus âgés, qu'ils se rappellent qu'en 1980 on avait 64 personnes tuées sur les routes en Haute-Loire", réagit le représentant de l'Etat.
A ce jour et depuis le début de l'année, 14 personnes ont perdu la vie sur les routes du département. Un chiffre en baisse par rapport à 2018 qualifiée d'année noire, mais qui "n'est pas bon" pour le préfet. "L'objectif que nous nous sommes fixés avec les associations, c'est de passer en-dessous des 10 tués" par an.
Stéphanie Marin