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Réfugiés : apprendre le français pour un nouveau départ professionnel

mar 16/10/2018 - 19:39 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:55

"Les entreprises ont des postes à proposer mais elles veulent être sûres que les consignes données seront comprises", commente Marie-Claire Marguier, directrice départementale de la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations). L'apprentissage de la langue française est essentiel pour pouvoir se positionner sur le marché de l'emploi. Oui mais voilà, pour certains publics réfugiés, il est difficile de s'intégrer linguistiquement parlant. Alors, et ce dans le cadre de la deuxième Quinzaine de l'intégration régionale Auvergne-Rhône-Alpes, la préfecture de la Haute-Loire a confié au Greta du Velay une nouvelle mission, complémentaire aux formations linguistiques déjà dispensées (200h par personne) dans le cadre du contrat d'intégration.
"Ils ont acquis des compétences jusque dans leur expérience migratoire"
----En Haute-Loire, le statut de réfugié a été accordé à 54 personnes en 2016 et 72 en 2017.-----Depuis le 17 septembre et ce jusqu'au 4 décembre 2018, huit stagiaires -- six hommes et deux femmes âgées de 25 à 44 ans venant d'Algérie, d'Afghanistan, d'Irak, du Soudan ou de Syrie -- participent à un stage d'apprentissage de la langue française très ciblé puisqu'axé sur l'usage professionnel. "Tous ont travaillé dans leur pays d'origine ainsi que dans le pays de transit. Ils ont donc acquis des compétences jusque dans leur expérience migratoire", précise Fabienne Vidal, conseillère en formation continue au Greta du Velay. Jardinier, chauffeur poids-lourd, éducatrice en école spécialisée, peintre ou encore couturière, ces expériences professionnelles ont permi à ces réfugiés d'acquérir des savoir-faire et un savoir-être professionnel. Des atouts sur lesquels Pôle Emploi, au niveau local comme national, travaille avec les entreprises afin de mieux diriger les candidats et d'éviter les turn-over. 

Ainsi, pendant les 150 heures de formation linguistique dédiée à la vie profesionnelle, les stagiaires ont, entre autres, réalisé non pas un CV mais un portfolio mettant en avant leurs compétences professionnelles. Un support avec lequel ils ont appris à se présenter, un premier entraînement avant l'étape de l'entretien d'embauche. L'un d'entre eux a d'ailleurs déjà trouvé un emploi dans un abattoir.
Stéphanie Marin