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La guimauve au miel, une nouvelle spécialité ponote

mar 26/06/2018 - 13:42 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:53

Il aura fallu plusieurs essais pour trouver le goût juste. Des heures et des heures d’élaboration, de dégustation, un peu par gourmandise peut-être, mais surtout dans un souci de perfection. Associés au pâtissier ponot Philippe Marion, les gérants de la boutique Label Ruche au Puy-en-Velay, Aurore et Frédéric Treille -- tous trois amateurs de guimauves -- ont eu l’idée de créer leurs propres nuages de douceur au subtil parfum de miel. Mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agit principalement du miel produit dans le rucher urbain installé sur les toits de la boutique ponote, agrémenté d’un miel de châtaignier, celui-là produit en Ardèche mais toujours par Aurore et Frédéric.

Commercialisées depuis un mois, ces guimauves au miel du Puy-en-Velay ne sont distribuées que dans la boutique des deux apiculteurs, boulevard du président Bertrand. Mais il n’est pas exclu que l’on puisse les retrouver dans les vitrines des boulangeries-pâtisseries de Philippe Marion. L’argument est tout trouvé : les guimauves se vendent comme des petits pains ! Il faut dire qu’on est loin de la super production.

Après la pluie vient le beau temps
Les 17 ruches installées sur le toit de la boutique Label Ruche n’ont pas pour vocation de fournir une production capable de garnir les tables de petit-déjeuner de tous les foyers ponots. « Une partie est donnée aux parrains du rucher, l’autre servira désormais à la production de guimauves au miel du Puy-en-Velay », précise Aurore. Et à l’heure de la récolte du miel de printemps, un mélange de fruitiers et d’acacia, « plus clair et liquide que l'année dernière », le sentiment de soulagement prédomine. Après un printemps fort arrosé, les apiculteurs, en règle générale, commencent tout juste à sortir la tête de l’eau.

« Tout a commencé avec une sortie d'hivernage qui n'était globalement pas trop mauvaise en janvier mais qui a hélas été suivie d'une hausse parfois conséquente de la mortalité après le coup de froid brutal et long des mois de février et mars. » Puis ça a été la pluie qui a fait grimacer : « Cette pluie a eu l'avantage de retarder les fenaisons des agriculteurs et donc d'augmenter la quantité de fleurs à butiner. Elle présente cependant l'inconvénient de « rincer » les pollens, de favoriser l'essaimage (comprenez la fuite des abeilles d’une ruche pour former une autre colonie, Ndlr), de devoir nourrir les colonies les plus faibles et parfois d'augmenter l'agressivité des abeilles. » Mais les beaux jours à venir rendent l’apicultrice optimiste.
Stéphanie Marin
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