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Qui sera LE commercial qui déchire de l’année 2018 ?

jeu 15/03/2018 - 18:11 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:51

Les sélections départementales ont eu lieu récemment : 20 minutes face à deux chefs d’entreprises pour simuler un entretien d’embauche, CV et lettre de motivation à la main. Les candidats, en terminale bac pro ou en BTS, découvrent l’entreprise et le poste pour lesquels ils sont supposés postuler une fois devant les examinateurs.

----Peu de candidats
Seuls cinq étudiants de Haute-Loire ont tenté le concours du « Commercial qui déchire » cette année : deux du lycée professionnel public Jean Monnet du Puy et trois du lycée privé Anne-Marie Martel (qui compte 20 élèves en bac pro vente). « On voit ceux qui ont la niaque, sourit Marianne Rochette-Mouyren, la directrice déléguée aux formations professionnelles et technologiques du lycée Saint-Jacques de Compostelle dont dépend Anne-Marie Martel, les autres n’ont pas envie ou appréhendent, de toutes façons ça n’a pas d’incidence sur leur bulletin scolaire ».-----Avant son passage ce vendredi 9 mars 2018, au CDI du lycée Anne-Marie Martel du Puy-en-Velay, dont il est élève en bac pro vente, Jérémy Crouzet affiche une sérénité teintée d’une pointe de stress positif. Sourire aux lèvres, le jeune Tençois reconnaît qu’il n’est pas d’un naturel timide. Ce qui lui plaît dans la vente avant tout c’est « le contact avec les gens, négocier, ne jamais faire la même chose ».
A 18 ans, il totalise trois stages : à Duraplas à Tence (industrie plastique du rotomoulage et vente de matériel agricole), aux Cuisines Schmitt à Tence et à Richardson à Brives-Charensac (installation de plomberie, chauffage et climatisation). Passer d’un produit technique à un autre ne lui fait pas peur : « Ils nous expliquent bien, il y a parfois des maths pour prendre les cotes en cuisines, ou en plomberie mais ça m’intéresse bien », remarque-t-il. Dans quel domaine aimerait-il s’orienter ? « Je ne sais pas trop encore, confie-t-il, peut-être dans l’alimentation puisque j’ai travaillé dans les cuisines... »
Où se voit-il dans dix ans ? « Déjà être commercial, et puis plus tard peut-être avoir ma propre entreprise si c’est possible ». Comment a-t-il découvert le secteur de la vente ? « Avant j’étais en cuisine, ça me plaisait pas, alors je suis allé voir une dame d’un cabinet de coaching, elle m’a proposé la vente et j’ai tout de suite accroché. » Notre entretien est interrompu. Jérémy est attendu par le jury dans la pièce voisine.

----Les chefs d’entreprises mobilisés sont adhérents à la CPME (ex-CGPME), partenaire du concours.
-----De cette pièce sort Rémi Jarousse. Fait-il partie des examinateurs ou des candidats ? Son costume bleu impeccable, sa barbe sculptée et son after shave nous font douter un instant. Mais sa jeunesse rétablit la vérité : 18 ans pour ce jeune Ponot, lui-aussi, en terminale bac pro vente au lycée Anne-Marie Martel. Alors qu’est-ce qui lui plaît dans cette formation ?

Un sketch de vente, Rémi devra peut-être en faire un s’il est sélectionné pour la finale régionale.
Verdict en avril, pour un rendez-vous, le 26 juin, avec d’autres « commerciaux qui déchirent » du reste de l’Auvergne.

Annabel Walker

Codes partagés
En parallèle du concours du « Commercial qui déchire », d’autres entretiens étaient menés par un jury mixte fait de chefs d’entreprises et d’enseignants (issus d’un autre lycée que celui dont chaque candidat est originaire).  Là, pas d’enjeu, il s’agit juste d’une simulation d’entretien d’embauche, sans concours. La grille d’évaluation est ensuite transmise au professeur référent pour travailler les points faibles. L'opération s'intitule "Codes partagés".
L’un des objectifs est effectivement de "mettre l’accent sur les attendus au niveau du savoir-être en entreprise", confie la CPME qui souligne que "les conseils prodigués en matière de savoir être (codes de l’entreprise) et de savoir-faire (rédaction cv, lettre de motivation) s’avèrent primordiaux dans la recherche d’un stage ou d’un emploi".
En tout, cejeudi 8 mars, neuf jurys ont été composés avec des professionnels, de la vente, de l’industrie, du bâtiment, du service. 70 élèves de première et terminale pro et BTS des lycées Anne-Marie Martel, Jean Monnet du Puy et Emmanuel Chabrier d'Yssingeaux ont ainsi participé à des simulations d’entretiens professionnels.