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L'insertion par le travail, principal levier en faveur du handicap

mer 17/01/2018 - 12:05 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:50

Le Président de la région Auvergne Rhône-Alpes était en déplacement au Monastier, à l'Esat (établissement et service d'aide par le travail) de Meymac vendredi dernier.
Venu officialiser une subvention de la collectivité qu'il préside pour un véhicule adapté, il a également eu une oreille très attentive quant au projet porté par l'ASEA (association de sauvegarde de l'enfant à l'adulte) de construire un laboratoire de boulangerie à Mons, afin de permettre notamment le maintien d'une vingtaine d'emplois.

"Ne pas baisser les bras sur l'ambition de donner du travail aux personnes en situation de handicap"
L'insertion par le travail, c'est l'un des axes choisi par la Région pour accompagner les personnes en situation de handicap. La collectivité va accompagner les associations qui ont des projets permettant soit de former soit de donner du travail aux personnes handicapées. On écoute Laurent Wauquiez, alors que nous étions à l'ESAT de Meymac, au Monastier, vendredi dernier. 


Des victimes d'AVC, de traumatisme crânien ou d'anoxie cérébrale
Le Foyer d'accueil médicalisé Aide personnalisée à la réadaptation à l'évaluation et au suivi (FAM APRES), au Puy, de l'Association pour la Sauvegarde de l'enfant à l'adulte de Haute-Loire, compte une petite trentaine de salariés dans une équipe pluridisciplinaire comprenant pas moins de 17 professions diverses du secteur médical et du secteur social.
Une vingtaine de personnes ayant été victime d'AVC, de traumatisme crânien ou d'anoxie cérébrale (après un arrêt cardique par exemple) est accueillie à la journée depuis l'ensemble du département et il existe une possibilité d'hébergement pour neuf d'entre elles.

Un véhicule adapté pour se refamiliariser avec la vie quotidienne
La réadapatation des personnes après leur accident, l'aide à la reconstruction, afin de repenser le quotidien sous le prisme du handicap ou tout simplement accepter le regard des autres sont autant de missions confiées aux équipes qui utlisent des véhicules spécialisés pour assurer le transport des personnes accompagnées depuis leur domicile jusq'au FAM.
En moyenne, environ 100 000 km sont réalisés chaque année : accompagnements à divers rendez-vous, aller dans un magasin et se risquer au regard des autres mais avec l'aide d'un professionnel qui est là pour rassurer, aller au cinéma, au restaurant... bref : se refamiliariser avec la vie quotidienne. Un nouveau véhicule adapté vient d'être acquis, pour 36 000 euros dont 10 000 euros de subventions de la Région.

Un projet à 700 000 euros
En marge de cette annonce, il a été soumis à l'ancien maire du Puy un projet concernant la cité mariale : la création d'un nouveau laboratoire de boulangerie à Mons. Une des activités de l'ESAT de Meymac est en effet la boulangerie de la vieille ville, rue Raphaël, mais elle doit faire d'importants travaux dans son laboratoire pour accueillir plus de travailleurs handicapés et répondre aux normes exigées. Elle ne peut plus augmenter sa production compte-tenu de l'exiguïté des locaux et malgré des propositions de marchés. L'implantion d'un nouveau laboratoire dans des locaux plus grands et mieux adaptés s'impose.
Coup de chance : le foncier appartient à l'ASEA 43 et le coût de réalisation du projet est par conséquent minoré. Mais il demeure relativement conséquent : environ 700 000 euros. Selon nos informations, la Région pourrait le subventionner à hauteur de 200 000 euros. Les travaux devraient débuter très vite (permis de construire déjà accordé) pour une mise en service mi 2019.

----La petite boulangerie de la rue Raphaël au Puy, qui est une activité de l'ESAT de Meymac du Monastier, compte aujourd'hui deux boulangers professionnels, trois vendeuses et dix personnels handicapés. L'ASEA l'a acquise en 1985.-----Un premier contact avec les exigences du monde du travail 
Ce projet pourrait permettre aux jeunes de l'IME des Cévennes intéressés de se prédestiner au métier de la boulangerie, et plus globalement, de nouer un premier contact avec les exigences du monde du travail (assiduité, sécurité, hygiène, horaires, hiérarchie, etc.). De plus, un contact régulier avec des travailleurs handicapés et professionnels extérieurs à l'IME est un facteur supplémentaire de socialisation. À terme, l'idée est de pouvoir les intégrer en milieu ordinaire.
Christian Peycelon est le Président de l'ASEA 43. Il revient sur les grandes lignes du projet au micro de Zoomdici. 

Maxime Pitavy