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Gendarmes à cheval, participation citoyenne... Cinq idées pour renforcer la sécurité en Haute-Loire

mar 12/12/2017 - 20:42 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:50

----Vous êtes globalement satisfaits des forces de l'ordre
Sur les 234 sondés en Haute-Loire, 64% se disent satisfaits ou très satisfaits des forces de l'ordre. Dans les commentaires, on relève toutefois le souhait d'une police et d'une gendarmerie plus proches, plus exemplaires et plus préventives.-----La police de sécurité au quotidien, nom de la réforme des forces de l'ordre entamée par le gouvernement, va bientôt achever son cycle de consultation. Depuis novembre, tous les acteurs de la sécurité - des citoyens à la police, en passant par les élus - sont invités à s'exprimer partout en France. L'objectif : inspirer la réforme 2018.

En Haute-Loire, 234 citoyens ont répondu au questionnaire transmis par la Préfecture. Les résultats ont donné lieu à un débat, mardi 12 décembre, à l'IUT du Puy en Velay. Police, gendarmerie, professionnels de la justice, élus et citoyens ont proposé des pistes pour améliorer la sécurité locale dans son ensemble. Nous avons relevé cinq idées :
1. Une gendarmerie à cheval
Certains sondés l'ont évoquée. Une proposition prise au sérieux par le lieutenant-colonel Jean-Pierre Rabasté, chef de la gendarmerie en Haute-Loire. "On essaie de trouver une solution pour mettre en place des patrouilles équestres. Notamment dans les secteurs du Mézenc-Meygal, qui peuvent être très difficiles d'accès en voiture ou à pied". Les militaires sont déjà en contact avec un centre équestre.
2. Plus de réservistes
Dans la gendarmerie, les réservistes "ont les mêmes missions que les autres", a indiqué le colonel Ambalard, leur responsable en Haute-Loire. "Ils patrouillent avec une voiture, un gilet pare-balles et une arme de service. Ainsi ils peuvent être amenés à intervenir sur n'importe quel fait de délinquance." Actuellement 200 dans le département, le groupe de réservistes de la gendarmerie pourrait rapidement atteindre les 220.
3. Plus de participation citoyenne
Rendue célèbre par le dispositif "voisins vigilants", la participation citoyenne permet de renseigner les forces de l'ordre. Et dans ce domaine, police, gendarmerie et citoyens sont tombés d'accord : il faut renforcer le dispositif. Mais Me Joëlle Diez, avocate représentant le barreau de la Haute-Loire, pointe un bémol : le risque d'une systématisation de la délation, selon elle dangereuse pour les libertés fondamentales. Un discours contré par les représentants de la gendarmerie, pour qui "les renseignements des citoyens permettent de nombreuses interpellations en flagrant délit".
4. De nouvelles dispositions contre les problèmes de voisinage
Pour Serge Bernard, représentant du bailleur social le Foyer Vellave, la loi ne permet pas de lutter efficacement contre les problèmes de voisinage. Selon lui "l'inefficacité du dispositif législatif fait trainer en longueur les conflits, qui empirent". Il appelle la préfecture à faire remonter le problème au niveau national. Parmi les pistes avancées, "un système de contraventions serait très efficace".
5. Un guichet d'information sur les poursuites judiciaires
Quand la justice s'en mêle, s'informer sur l'avancement des procédures devient vite un casse-tête. C'est en tout cas l'avis de Me Joëlle Diez, avocate représentant le barreau du Puy lors de la réunion. "Que l'on soit victime ou auteur, il est difficile de se renseigner sur le déroulement d'une enquête. Aujourd'hui on ne peut pas savoir où en est la procédure, s'il va y avoir convocation, ou procès, et quand. Les gens restent démunis pendant des mois." L'avocate a proposé la création d'une structure dédiée à ce type de renseignements.