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Législatives : qui se cache sous les 178 000 plis ?

mar 30/05/2017 - 19:03 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:46

La mise sous pli est une activité fastidieuse et physique qui consiste à préparer l’envoi des propagandes des candidats déclarés aux électeurs inscrits.
En Haute-Loire, on dénombre environ 178 000 électeurs, soit autant de plis à adresser au premier tour, puis au second tour. Un  travail titanesque qui requiert l'intervention de centaines de petites mains, réunies durant deux jours à la salle polyvalente de Saint-Paulien.
Deux journées de l'ordre de 8h/22h
Environ 170 personnes sont mobilisées durant deux jours ces mardi 30 et mercredi 31 mai 2017 pour le premier tour. Deux autres jours seront nécessaires pour le second tour. Bien sûr, chacun avance à son rythme et certaines équipes (constituées de quatre membres) finissent plus tôt.
Il faut cependant tabler sur de très grosses journées, de l'ordre de 8h/22h, car "nous sommes contraints par le calendrier électoral, surtout pour le second tour", relève Pauline Stolarz, chef du bureau des élections à la préfecture de Haute-Loire, "donc les journées sont longues pour pouvoir terminer rapidement et il faut le faire sur deux jours sans faute".
Qui sont ces 170 personnes mobilisées ? Sont-elles indemnisées ?...
Qui sont ces 170 personnes mobilisées ? Sont-elles indemnisées ? Combien de plis doivent être expédiés ? La réponse de Pauline Stolarz.


Une enveloppe moyenne de 700 €

Puisqu'il ne semblait pas aisé de déterminer la rémunération de ces centaines de petites mains, nous avons directement posé la question aux premiers intéressés. Ils s'accordent sur une enveloppe moyenne de 700 €. La durée de la mission est plus approximative, on peut l'évaluer à environ 35 heures.
Le ratio horaire est donc très intéressant pour ces fonctionnaires, qui sont demandeurs et reviennent souvent d'une élection à l'autre. Pourquoi ? "Plus de pouvoir d'achat", lâche l'un d'eux dans un large sourire, avant de conclure : "on perd quelques jours de congés mais ça permet aussi d'éviter des fins de mois difficiles".
Maxime Pitavy