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Présidentielle 2017 : les réactions politiques en Haute-Loire

dim 23/04/2017 - 22:52 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

Les personnalités politiques du département se sont succédées au pas de course à la Préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, dimanche 23 avril. Entre coups de fils et interviews, tous ont vécu une soirée agitée dans l'attente des résultats définitifs.

>> Voir aussi : Présidentielle 2017 1er tour, les résultats définitifs dans votre commune

Le Front National de Haute-Loire a réagi ce lundi midi par un communiqué :
"Bonne nouvelle pour le FN de la Haute-Loire : Notre candidate, Marine Le Pen fait jeu égal avec E.Macron. L'horizon s'est éclairci. Maintenant place à la confrontation des programmes si tant est que le candidat d' « En marche » en ait un. Nous voyons la stratégie politique et médiatique du système : un vote contre et non un vote d'adhésion à un programme. Le choix est crucial : le mondialisme ou le patriotisme."

Pierre Eteocle, référent du Mouvement En Marche en Haute-Loire : "Les citoyens ont compris notre programme, aujourd'hui ils nous donnent quitus pour transformer l'essai au 2e tour. On est inquiets par rapport au score de Marine Le Pen sur la 1ere circonscription. Mais très satisfaits que Macron soit en tête sur la 2e circonscription. On peut s'interroger par rapport à la droite républicaine, bien présente dans le département, et qui pendant ces cinq années a laissé monter cette vague Marine, en particulier sur la première circonscription."

En Haute-Loire, Emmanuel Macron devance Marine Le Pen de même pas un demi point, soit 600 voix environ… un succès frontiste dû en grande partie au bassin monistrolien où la candidate du FN arrive en tête. Le référent d’Emmanuel Macron dans le département, le monistrolien Pierre Etéocle, analyse ce résultat.


Lionel Bouton, candidat de La France Insoumise aux législatives dans la 2nde circonscription de Haute-Loire : "On est satisfaits de la percée de notre mouvement dans le département. Peu de monde nous aurait dit qu'on allait se retrouver 2ème force politique du Puy; en tête dans le canton de Sainte-Florine; et 2ème dans l'arrondissement de Brioude. On a su séduire les électeurs, même si l'on est un peu déçus d'échouer sur la barre de qualification pour le 2nd tour."

Pour le 2nd tour, il ne donne pas de consigne de vote avant consultation de la base des Insoumis (le communiqué complet de Lionel Bouton ici).

- Jean-Pierre Marcon, président du département (UDI) : "François Fillon, par obstination à se maintenir alors que j'avais pensé qu'il se désisterait après les affaires, porte la responsabilité de l'absence de la droite et du centre, à qui l'on promettait pourtant une victoire éclatante au lendemain des primaires. Il faut maintenant faire barrage au FN dont les projets populistes et irréalistes nous conduiraient à une catastrophe économique, financière et en définitive sociale."

- Laurent Wauquiez, Invité sur France 2, le député Les Républicains de Haute-Loire et président de Région a affirmé : "On paye cher les affaires". Il estime que "ce ne sont pas les idées [de la droite] qui ont été vaincues".
Sur Twitter, il ébauche une demi consigne de vote : "Je souhaite que Les Republicains adoptent une ligne commune pour le 2nd tour : ne pas voter pour Marine Le Pen", ce qui n'exclut pas l'abstention.
Le patron du parti LR de Haute-Loire se projète sur le prochain scrutin en juin : "Je dis à nos électeurs qui veulent l'alternance : ne perdez pas espoir, ne baissez pas les bras. Cap sur les législatives", sans que l'on sache encore s'il se porte candidat sur sa circonscription (Le Puy - Yssingeaux) même si son parti l'a investi d'office.

- Laurent Johanny, porte-parole PS de Benoit Hamon en Haute-Loire : "Je suis fier de la campagne que nous avons menée au nom de Benoit Hamon. Certes les scores sont difficiles ce soir. Mais je veux saluer tous les citoyens qui se sont engagés derrière lui, dont certains qui n'étaient pas encartés. Je veux dire ce soir que la gauche n'est pas morte. Pour les législatives, j'appelle au rassemblement le plus large des forces de gauche. La recomposition du PS est vitale, car le mur se rapproche."

Nicolas Dupont-Aignan double Benoît Hamon d’un cheveu au plan départemental. Un résultat décevant pour le chef de campagne altiligérien. A 34 ans, Laurent Johanny a confié ses sentiments.

En fin de matinée, ce lundi, Laurent Johanny a publié sa pensée in extenso.

- Michel Valentin, secrétaire PCF 43 : "A l’évidence, une candidature commune à gauche aurait permis une qualification pour le second tour et aurait eu une chance raisonnable d’élection, ce que les communistes avaient appelé de leurs vœux depuis des mois. Les communistes ont toujours pris leur responsabilité pour faire barrage au Front National. L’heure est à la résistance et à la mobilisation sociale et citoyenne, ce qu’incarneront les candidats communistes - Front de gauche aux législatives."