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Les Mauvaises herbes pour apprendre à faire par soi-même

sam 19/11/2016 - 18:49 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:44

Pour la 5e année consécutive, le festival des Mauvaises herbes s’est implanté à la Maison pour tous de Chadrac. Ces samedi et dimanche 19 et 20 novembre, tout est à la disposition des curieux pour apprendre à faire soi-même. Que ce soit réparer son vélo ou séléctionner les meilleurs légumes pour son potager...
Un professeur et des "patients" heureux
Dès l’entrée, le stand d’autoréparation de vélo tend les bras aux arrivants. À peine une heure après l’ouverture du festival, déjà quatre personnes sont venues avec leur deux-roues. Avec ses outils Christophe, ancien employé d’un atelier d’autoréparation à Lyon, guide et aide à volonté. « Les patients » ont un problème récurant. « Trois fois sur quatre, le frein touche la roue », constate Christophe. C’est effectivement du vélo sur lequel il travaille. Son propriétaire, très heureux de l’aide apportée est très heureux sur son deux-roues et avec les coordonnées du réparateur, « au cas ou ».
----Pour les personnes intéressées par la naissance d'une association dédiée au vélo, elles sont invitées à contacter Christophe par mail : chrispheto@inventati.org .-----Un projet pour faire bouger les choses
Christophe est installé à Retournac depuis cet été. De plus en plus, il pense à monter une association là-bas ou au Puy-en-Velay. « Ici, personne ne fait rien pour les vélos, il n’y a aucun aménagement », s’agace Renaud Daumas, secrétaire de l’association organisatrice Nature & Progrès. Aussi, la société de consommation qui s'articule autour du vélo est remise en cause. « Les gens jettent facilement pour en racheter un autre neuf ou d'occasion. Ou ils l'amène dans une boutique pour le faire réparer alors que ce sont souvent des choses toutes simples à faire pour remettre le vélo comme neuf », développe le secrétaire.

Le festival prône le « faire soi-même » dans tous les domaines. D'ailleurs, le thème de cette édition est « S'émanciper pour mieux vivre ». De nombreuses animations et ateliers s'articulent autour.

Emma Jouve

Programme
Dimanche 20 novembre
> 10h-18h : Foire biologique avec plus de 50 stands associatifs, de producteurs biologiques et d'artisans.
> 10h-18h : Espace enfants animations droits de l’enfant et activités poterie avec l'association Jeunes Pousses*.
Atelier-concours peinture et photos animé par C. Dalmasso
- de 11h à 12h : Atelier peinture enfants sur le thème des plantes (à partir de 3 ans). Pour les moins de 7 ans les enfants resteront accompagnés.
- de 12h30 à 13h30 : Atelier photo amateur (enfants et adultes, numérique) sur le thème du sourire et de la biodiversité
Matériel non fourni, tirage et exposition des clichés durant l’après-midi sur place.
Les enfants restent sous la responsabilité des parents.
> 10h30 : Du verger à l’arboriculteur, les bons gestes qui nous rendent service avec Pascal David, pépiniériste N&P 43
La conception d’un verger, le choix d’une variété rustique, la pollinisation des arbres et la complémentarité des plantes et des arbres.
> 11h : Démarrer son jardin bio avec Maurice Bonneviale. « J’aimerais me nourrir sainement, décompresser au grand air, réaliser des économies, avoir un loisir familial… faire mon jardin ! Mais je ne sais pas par où commencer… »
> 12h : Apéro concert
> 12h : Espace pique-nique en salle chauffée et possibilité d'acheter un casse-croûte sur place.
> 13h30 : Faire ses graines potagères, pourquoi pas moi ? avec Bruno Viennois, maraîcher N&P 43
Avec du matériel de récupération et quelques astuces, Bruno vous propose d’apprendre à reproduire vous-même les graines que vous semez d’années en années dans votre jardin.
> 15h : La Era Del Buen Vivir. Un film de A. Dehasse et J. Verhoeven et L. Dehasse - Une
production Quinoa asbl – 2011 – 52'
Le film raconte l'histoire de Mayas d'aujourd'hui. Après 500 ans de colonisation et une guerre civile sanglante, ceux-ci font face à la
globalisation de la société de consommation, à des difficultés d'accès à la terre, au pillage des ressources naturelles et aux impacts du réchauffement climatique. Mettant en pratique leur définition du développement, bien loin des conceptions imposées par l’Occident,
ils construisent leurs propres solutions pour demain.
> 16h30 : Objection de croissance et bien vivre. Conférence de Paul Ariès, spécialiste de l'alimentation, Prix littéraire de l'Académie national de cuisine, rédacteur en chef du mensuel les Zindigné(e)s, auteur d'une quarantaine d'ouvrages. Comment les gens ordinaires peuvent sauver la planète. 20 % des humains s'approprient aujourd'hui 86 % des ressources. Tout ce qui est produit et consommé mondialement après le mois d'août dépasse les capacités de régénération de la planète. Paul Aries entend cependant partager une bonne nouvelle avec vous. La planète est déjà bien assez riche pour permettre à 8 milliards d'humains de vivre bien. Ceux qui sont le plus écologistes ce sont les milieux populaires du Sud comme du Nord.
Ceux qu'on montre du doigt pour leur vieille voiture polluante, pour leur logement mal isolé... sont ceux qui ont le meilleur bilan carbone. Paul Ariès vous invite à marier des mots obus comme l'objection de croissance avec des mots chantiers la relocalisation, le ralentissement, l'idée coopérative, etc. En quoi la ruralité est-elle au coeur de la transition vers une société plus juste et responsable vis à vis des générations futures.