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Ça « carbure » à l’ancienne à Saint-Vincent !

dim 17/07/2016 - 19:05 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:42

Les Gorges de la Loire ont vu défiler un étrange cortège ce weekend du 16 et 17 juillet : des centaines d’automobiles de collection ont pris la direction de Saint Vincent pour son désormais célèbre rassemblement des mécaniques anciennes. Entre exposition et bourse d’échange, vapeurs et moteurs, tracteurs ou motos, les visiteurs ont tous pu trouver « pédale » à leur pied !
Grosse affluence pour le 3ème plus grand rassemblement de ce type en France
Pas moins de 10 000 visiteurs étaient attendus cette année et le beau temps de fin de semaine a réussi à ameuter tant les connaisseurs que les amateurs. Objectifs atteints pour Alain Ferrand, organisateur de l’évènement : « C’est la première fois qu’on dépasse le kilomètre de bancs pour la bourse d’échange ! Et on s’était fixé le défi de rassembler au moins 60 marques différentes de tracteurs : objectif amplement réalisé ! ».
----Le Fardier de Cugnot
Clou du spectacle cette année, c’est le premier véritable prototype de véhicule automobile de l’histoire, capable de transporter son conducteur et une charge, mais c'est aussi la première machine à vapeur à rotation. Une reconstitution à l’identique a été réalisée en 2010 par des étudiants parisiens, pour le plus grand plaisir des passionnés qui se sont empressés de voir le « chariot de feu » à l’œuvre.-----Des pièces rares pour le plus grand plaisir des connaisseurs…
Cette année, c’était les tracteurs qui étaient les stars du rassemblement. Venu tout droit d’Isère, Guy, la cinquantaine, est « chauffeur » c’est-à-dire qu’il alimente en eau, charbon ou bois les machines à vapeur : « Mon patron amène sa collection tous les ans, et il ne vient qu’au Festival de Saint Vincent ! ». Le « docteur vapeur », comme on l’appelle à Saint-Vincent, nous présente un petit tracteur qui attire beaucoup de curieux « C’est un tracteur à vapeur de marque Case, c’est le plus petit modèle, il date de 1920. Il a dix chevaux vapeur, marche au charbon et démarre au bois. ».
…et pour le plus vif intérêt des visiteurs !
Pas besoin d’être un grand connaisseur des mécaniques anciennes pour apprécier le festival de Saint Vincent ! « L’avantage, c’est qu’il y en a un peu pour tous les goûts, pas que de la mécanique » soutient Alain Ferrand. De nombreux curieux ont arpenté les allées, se réjouissant à la vue des nombreuses automobiles exposées, peut-être par nostalgie : « On a possédé une 205 GTI, comme celle exposée. C’est sûr qu’il y a un brin de nostalgie pour certaines voitures ! » affirment Sonia et Thierry, venu du Puy de Dôme pour la deuxième année consécutive. Les enfants, les yeux écarquillés, ne sont pas non plus en reste : Pierrick, 6 ans, est venu du Puy avec ses parents pour une sortie en famille et déjà, son cœur balance « Je préfère les voitures, pour les courses ! ».
Un lieu d’échange convivial
Outre les expositions, une bourse d’échange était également organisée. Norman, 31 ans, collectionne les motos, mais il est venu accompagné de sa voiture, une Rover SD1, qu’il compte bien échanger avant la fin de la journée. Honnête, il avoue également « C’est pas intéressant d’avoir une voiture de collection et de la garder au garage. Au contraire, c’est peut-être un peu pour frimer ! ». Unanimes quant à la convivialité de l’évènement et la diversité des exposants, les visiteurs auront pu profiter d’un bal dansant samedi soir.
Rappelons également que Saint Vincent accueillera le 23 juillet le championnat de France de voitures à pédales.

A.P.