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"Parfois entassés à 20 dans des cellules de 30 m²"

jeu 16/06/2016 - 17:53 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:42

"Libéré juste avant l'Euro", se félicite dans un rire général ce fan de football. Il l'avait annoncé à son père et il a effectivement été libéré juste avant le début de la compétition. C'est après 13 mois que le tristement célèbre aventurier monistrolien emprisonné au Népal rentre désormais chez lui. Fatigué mais soulagé, Renaud Meyssonnier et les siens peuvent maintenant reprendre une vie plus « normale ».
Ce mardi soir, il a reçu la presse chez ses parents pour revenir sur son aventure, en n'éludant pas les mauvais moments, mais en relativisant toujours sur cette expérience unique, mais pas dramatique.

De la prison pour trafic de faux billets
Renaud Meyssonnier est un historien spécialisé dans le patrimoine, il part le 11 mai 2015 pour un voyage de découverte. Et même si la plupart des modalités de ce périple sont au départ très bien organisées, Renaud Meyssonnier ignore à ce moment-là qu'un tas de mésaventures l'attendent.
Après avoir changé des billets d'Euros contre ceux de Dollars sans aller dans une banque au Cambodge, lorsqu'il tente de payer son visa d'entrée, il est arrêté à la frontière entre l'Inde et le Népal. Car il tente de payer avec des faux dollars, sans savoir qu'ils sont faux. Il en avait acheté 160 au Vietnam, sans se rendre dans une banque. Le jeune homme est également en possession de  21 billets d'offrandes viétnamiens servant aux rituels religieux, avec une valeur indiquée de 100 dollars, ceux-là complètement factices (comme des billets de Monopoly). C'est donc un total de 2 260 dollars qui est retenu par les autorités népalaises comme fausse monnaie.
Un an d'emprisonnement est alors requis au procès. Avant d'être grâcié, Renaud Meyssonnier effectue tout de même une peine de huit mois au sein de la plus grosse structure du Népal, à Katmandou.

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Le 25 juin, remerciements public à la population qui l'a de près ou de loin, accompagné
Renaud Meyssonnier et son entourage souhaitent organiser une journée pour rencontrer dans la grange de son voisin Thierry Gaucher, de 10h à 16h, ceux qui ont oeuvré à sa libération. Renaud Meyssonnier prendra la parole et répondra aux questions vers 11 h 30.

-----« Nous ne sommes vraiment pas à plaindre en France »
Depuis le 9 juin, Renaud Meyssonnier redécouvre son pays, son calme et sa propreté. Il revient le mardi 14 juin dans son village natal. Il tient à remercier l'ensemble des personnes qui l'ont soutenu (Familles, proches et comité de soutien mais aussi sénateurs, ministère des affaires étrangères et ambassades). Il affirme « Nous ne sommes vraiment pas à plaindre en France, les institutions fonctionnent très bien, je ne suis vraiment pas certain qu'un Népalais enfermé ici connaisse le même sort que moi, ce serait sans doute beaucoup plus compliqué ».
Ce n'est pas ce qui empêche ce jeune homme de souhaiter repartir à nouveau, bien au contraire. « J'ai été obligé pendant cette période de me sédentariser, j'ai dorénavant encore plus soif de liberté ! ». Le baroudeur a pris beaucoup de notes, il aimerait que son expérience soit utile à d'autres afin que les mêmes erreurs ne se reproduisent pas.

Face à face avec Renaud Meyssonier : entre anecdotes et philosophie
Renaud Meyssonier a été emprisonné pendant huit mois au Népal. Il revient sur cette expérience et les enseignements qu'il en a tiré au micro de Zoomdici.
Vous n'avez pas hâte d'en finir avec ces tristes récits ? Comment est-ce que vous vous sentez ? Soulagé ? Fatigué ? Libéré ?

C'est une nouvelle vie qui démarre ici, vous devez à nouveau vous adapter ? À quoi par exemple ? Risquez-vous de ressortir traumatisé de cette expérience ?


Cette expérience ne vous a pas vacciné des voyages ? Le projet de tour du monde est toujours d'actualité ? Vous pensez que vous retournerez un jour au Népal ?

Avec du recul, quel a été le moment le plus difficile pour toi dans cette affaire ? La période suivant l'emprisonnement a été particulièrement éprouvante elle aussi ? 

À quoi ça ressemble la prison népalaise ?


E.W.