Le mouvement « Nuit debout » espère s'internationaliser et appelle désormais à une Journée « Global Debout », journée de mobilisation partout en Europe et dans le monde.
Journée "Global Debout", Nuit debout à l'échelle mondiale
En effet, ce dimanche 15 mai est une date importante pour tous les sympathisants du mouvement "Nuit Debout", puisque les participants au mouvement de toute la France mais également les activistes du monde entier, étaient invités à marquer tous ensemble et en même temps, une journée de "convergence des luttes". La date a été choisie en référence au mouvement espagnol des indignés, né à Madrid, le 15 mai 2011. Six semaines après la grande mobilisation du 31 mars à Paris, le mouvement Nuit Debout ne cesse de s'étendre. Dans de nombreuses villes françaises et étrangères, des "Nuits Debout" voient le jour et témoignent d'espoirs et de révoltes communes. C’est pour « réénergiser » la mobilisation née de l'opposition à la loi travail, que cette journée a été décidée.
Au Puy le mouvement veut s'exporter dans les autres villes. ----Les deux débats de la journée avaient pour thème" la convergence des luttes" et une "réflèxion citoyenne sur la démocratie".
-----Ce sont une quarantaine de personnes qui sont venues place Cadelade afin d'échanger et partager cette journée."Je participe à "Nuit debout", pour me réapproprier une parole trop longtemps confisquée" nous confit celui , qui comme tous les autres se fait appeler Camille, en honneur à Notre Dame Des Landes, dans le but de n'être ni un porte-parole, ni mis en avant. Chacun était là pour défendre et expliquer ses propres convictions comme Eliane, 63 ans de Beaune-sur-arzon, qui intervient sur le collectif sur le TAFTA, où Michel, 60 ans du Puy-en-Velay, présent afin de défendre la parole des écologistes. Le mouvement "Nuit debout" est un rassemblement structuré, qui fonctionne avec des règles simples et une assemblée générale. Chaque soir, chacun a droit à la parole et la priorité est donnée à ceux, qui n'ont encore jamais parlé. Selon Bernard, 68 ans de Retournac, le mouvement "pourrait être beaucoup plus rassembleur, ouvert et compréhensif à la diversité des points de vue."
"Le 49-3, nous ne le digérons pas !"
C'est ce que nous dit une autre Camille, 60 ans du Monastier, mais c'est aussi l'avis du collectif "Nuit debout", qui en réponse à la décision du gouvernement de recourir à l'usage de l'article 49, alinéa 3, pour faire passer la loi travail, a déposé une motion de censure à l'encontre de celui-ci conformément à l'article 49 alinéa 2 de la constitution.
I.H