Je signale une erreur

Précisez éventuellement la nature de l'erreur

''Le chien était entraîné à mordre un banc jusqu'à avoir la gueule en sang''

mar 19/01/2016 - 12:01 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:38

Un homme de 21 ans s'est vu confisquer un de ses chiens après des faits de violence datant de la fin de l'été 2015. Ce mardi 19 janvier 2016, il a été présenté devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay.

Tout avait commencé pendant l'été dernier. Les officiers de police avaient retrouvé un chien apeuré, attaché avec une chaîne de moins d'un mètre, sans ombre et sans eau alors que les températures étaient caniculaires. "Il se recroquevillait à votre approche", précise la juge Corentine Renoliet. Le propriétaire a donc dû répondre de ces actes de cruauté ainsi que d'outrage, dégradation et rébellion. Le jeune homme possède un Americain Staffordshire Terrier et un Labrador. Cela ne fait qu'une semaine que ce premier est à la SPA. De gros efforts sont à fournir pour que le chien reprenne un comportement dit "normal" d'après un des représentants de la société.

Des propos accablants
Des voisins avaient accepté de témoigner. D'autres avaient craint les représailles. "Le chien était victime de coups de poing museau et train arrière (...), il était entraîné à mordre un banc jusqu'à avoir la gueule en sang." Le jeune homme dément sans cesse les accusations : "Je n’ai jamais tapé d'animaux". A l'occasion de l'intervention policière, il aurait insulté les fonctionnaires. Faits qu'il aurait répétés le 19 septembre après avoir croisé par hasard une jeune policière en civil dans les rues du Puy-en-Velay. La raison ? Elle ne l'aurait pas laissé fumer en garde à vue.

"C’est faux"
"Il se présente toujours comme une victime", tranche le ministère public par la voix de Tristan Boffard. Quand ce dernier revient sur les faits de violence sur les chiens, le Ponot coupe : "C’est faux". Cela ne lui a pas permis d'échapper à une peine de quatre mois d'emprisonnement dont deux assortis d'un sursis mise à l'épreuve avec une obligation de travailler ainsi qu'une révocation d'un sursis de deux mois. L'Americain Staffordshire Terrier est confisqué. Pour finir, le jeune homme fait l'objet d'une interdiction de détenir tout animal pendant deux ans.

Emma Jouve