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Un an après le décès de Jacques Barrot, retour sur son action en Haute-Loire

jeu 03/12/2015 - 10:52 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:37

L'ancien président du Conseil général de Haute-Loire, ancien maire d'Yssingeaux, ancien député de la Haute-Loire, ancien ministre et ancien commissaire européen était devenu membre du Conseil constitutionnel depuis le 12 mars 2010. Le mercredi 3 décembre 2014, à l'âge de 77 ans, Jacques Barrot est mort, dans le métro parisien.
Un vibrant hommage lui avait été rendu en l'élise Saint-Pierre d'Yssingeaux le mardi 9 décembre 2014, devant plus de 1 000 personnes, dont d'importantes personnalités politiques (lire).

"J'ai essayé de faire profiter la Haute-Loire de mes fonctions ministérielles"
Au cours de l'élaboration d'un article sur les dix ans de Pajemploi, notre rédaction s'était entretenue avec lui au téléphone le mardi 2 décembre 2014, la veille de sa mort. Il nous avait notamment confié : "j'ai essayé de faire profiter la Haute-Loire de mes fonctions ministérielles et de président du groupe UMP".
Pour appuyer son propos, Jacques Barrot avait ajouté : "j'ai refusé d'amener une clinique ou un hôpital, par contre j'ai fait venir Michelin et Merck, j'ai ainsi créé de l'emploi et Pajemploi en a créé aussi au Puy. Il y en avait besoin. Il fallait créer un mouvement".

Quelques jours après le décès de Jacques Barrot, Zoomdici avait promené son micro dans les rues d'Yssingeaux pour recueillir les premières réactions des habitants, émus.

Jacques Barrot a suscité des vocations politiques
La rédaction de zoomdici avait contacté Gérard Roche et Jean-Pierre Marcon, ses deux successeurs à la tête du Département et amis personnels depuis 40 ans (lire). Gérard Roche a rencontré Jacques Barrot en 1974, lors de son arrivée au Conseil général, "un peu par hasard car je n'étais pas du tout destiné à une carrière politique", se remémore le sénateur UDI, "et c'est en découvrant la richesse de sa personnalité que je me suis attaché à lui et que je me suis lancé en politique".
Idem pour Jean-Pierre Marcon qui déclare à propos du défunt : "il est à l'origine de tous mes engagements politiques depuis une quarantaine d'années. J'ai toujours partagé ses engagements parce que j'étais moi-même aussi centriste et j'ai beaucoup appris auprès de cet homme pronfondément humaniste qui m'a marqué dans ma vie politique et qui m'a appris la tolérance et l'amour des autres".

Des oppositions et un long chemin parcouru avec le "fils spirituel"
Parmi les vocations suscitées, difficile de ne pas évoquer le député-maire du Puy Laurent Wauquiez, aujourd'hui secrétaire général Les Républicains et candidat à la deuxième région de France. Laurent Wauquiez lui doit beaucoup. C'est en effet Jacques Barrot qui a mis le pied à l'étrier politique au jeune homme quand il le choisit pour devenir son suppléant à l'Assemblée nationale et donc député de la première circonscription de la Haute-Loire quand Jacques Barrot devient ministre, puis commissaire européen.
Dernièrement, les deux hommes s'étaient opposés concernant l'Europe. Mais auparavant, ils avaient fait bien du chemin ensemble. Dans un entretien téléphonique accordé à notre rédaction, Laurent Wauquiez, le "fils spirituel" de Jacques Barrot, revenait sur les hauts, mais aussi les bas de sa relation avec l'ancien commissaire européen (lire).

Développement économique et désenclavement : la clef du succès de sa présidence
Pour Jean-Pierre Marcon, "Jacques Barrot a beaucoup contribué à embellir la Haute-Loire et les Altiligériens peuvent lui rendre hommage pour tout ce qu'il a fait pour eux". Selon l'actuel président du Département, l'ancien ministre avait visé juste en ciblant deux priorités pour la Haute-Loire afin de se défaire de ses handicaps : le développement économique et le désenclavement du département.

Pour le sénateur Gérard Roche, Jacques Barrot demeure un exemple à suivre car il a laissé un riche héritage idéologique et "nous avons un devoir de mémoire par rapport à ce qu'il nous a enseigné et appris", relate Gérard Roche avant de piocher dans ses souvenirs : "je me rappelle que lors de campagnes électorales ou lorsqu'on rendait visite aux maires, les gens l'interprétaient comme étant un des leurs parce qu'il aimait profondément la Haute-Loire, c'était son pays, ses racines".
Au-delà de son amour, qu'a-t-il apporté concrètement à la Haute-Loire ? Ecouter en guise de conclusion la réponse de Gérard Roche.


Le 6 juillet 2014, nous l'avions interviewé à l'occasion des commémorations du Mont Mouchet lors de la venue du président François Hollande :

 

Voici ci-dessous les diverses réactions de la classe politique ayant rendu hommage à Jacques Barrot : 

* Toutes les réactions dans la Loire

* Gérard Roche (sénateur et membre de l'UDI)

* Jean-Pierre Vigier
 (député de la Haute-Loire)

* Jean-Jack Queyranne (président du Conseil régional Rhône-Alpes)

* René Souchon (président du Conseil régional Auvergne)

* Michel Chapuis 
(président de l'UDi de Haute-Loire)

* Jean-Pierre Marcon
 (président du Conseil général de la Haute-Loire)

* Nicolas Sarkozy
 (ancien Président de la République et nouveau président de l'UMP)

* Josianne Philippon (secrétaire départementale de l'UMP de Haute-Loire)

* Michel Valentin 
(secrétaire départemental du PCF)

* François Hollande (actuel Président de la République)