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Un an de prison pour drogues, violences et interdiction de territoire

mar 24/11/2015 - 22:31 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:37

Personne ne s'est présenté ce mardi 24 novembre devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay pour une affaire de violences conjugales sur fond de drogue. L'intéressé, âgé de 25 ans et de nationalité algérienne est interdit de territoire. Il habitait au Puy avec son épouse.

Un problème de point de vue
La jeune femme avait ouvert la boîte aux lettres du domicile, ce qui avait mis en colère son époux. Et pour cause. Elle contenait des « barrettes de shit » d’après la jeune femme, quelques joints d’après son cher et tendre. A la suite de la tragique découverte, l’homme a donné des coups de poing à sa femme. Il reconnaît, dans sa déposition, lui avoir « tiré les cheveux ». A l’arrivée de la police, l’intéressé décide de prendre la tangente par un appartement voisin avec la drogue.

 

Un homme qui a de l’humour
En fouillant le logement, les fonctionnaires découvrent 46 cachets d’extasie dans une boîte « Thank you for not smoking ». Ca ne s’invente pas et cela n’a pas manqué de faire sourire le tribunal. Il ne s’agissait que « de vieux cachets » selon l’homme.

Plus en France

La jeune femme a retiré sa plainte quand elle a appris être enceinte de son mari. Ce dernier est d’ailleurs interdit de territoire. Après le jugement d’un tribunal correctionnel de Paris pour une affaire de stupéfiants et rébellion en 2012, le jeune homme a reçu cette interdiction pour une durée de trois ans. Il a été reconduit à la frontière depuis. « Théoriquement, il n’est plus sur le territoire français », remarque le président Delay.

Faux dossier pour avoir des allocations logements

Poursuivi pour falsification de documents, l’homme avait établi un bail pour un de ses amis. Ils ont ensuite monté un dossier pour la Caisse d’allocations familiales au nom d’une voisine. Pour le ministère public, l’infraction n’est pas constituée puisqu’il ne s’agit pas de documents officiels.

Un an de prison

Le tribunal a décidé de relaxer le jeune homme pour la falsification. En revanche, il a été reconnu coupable pour les autres chefs d’inculpation. Il écope de 12 mois d’emprisonnement avec mandat d’arrêt et cinq ans d’interdiction de territoire. La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) s’était portée partie civile pour le remboursement des soins. Comme la victime a retiré sa plainte, le tribunal n’a pas donné suite à la démarche de la CPAM.

E.J.