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Malvières

Accident mortel du 1er novembre : l'un sous amphétamines, l'autre alcoolisé

lun 09/11/2015 - 12:29 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:37

Un terrible accident de la route à Malvières a coûté la vie à un jeune homme de 19 ans dans la nuit de samedi à dimanche, le 1er novembre, alors que son passager ainsi que le chauffeur du second véhicule sont gravement blessés (lire).
Un accident de la route est toujours un drame, c'est toujours un accident, mais l'aspect "fatalité" de ce dernier ne pèse guère face à l'avalanche de circonstances aggravantes : le jeune homme décédé conduisait sans permis, sans ceinture, et sous amphétamines... alors que l'autre véhicule également mis en cause était conduit par un trentenaire sous l'emprise d'un état alcoolique.
On avait trapidement eu écho que le jeune homme décédé conduisait sans ceinture, et qu'il n'avait pas non plus de permis de conduire (car il ne l'avait pas encore passé).
Par conséquent, le véhicule n'était pas assuré. Le jeune homme était d'ailleurs connu des services de justice pour avoir déjà été condamné pour conduite sans permis. Notons que son passager de 18 ans n'était pas titulaire, lui non plus, du papier rose.

L'un sous amphétamines, l'autre alcoolisé
Suivant les informations transmises par la gendarmerie et confirmées par le Parquet du Puy, les analyses pratiquées sur les deux conducteurs impliqués dans l’accident mortel à Malvières ont révélé que le jeune homme qui s’est tué dans l’accident conduisait sous l’emprise des stupéfiants, en l'occurence des amphétamines, tandis que le taux d’alcoolémie du chauffeur de la Peugeot s’est avéré positif (le taux précis n'a pas été révélé).
Les amphétamines sont utilisées pour traiter la narcolepsie, les troubles de l’attention (hyperactivité) et aussi dans certains cas contre l’obésité. Les amphétamines sont généralement avalées, injectées ou fumées. Elles sont plus rarement reniflées. Leur nocivité ainsi que la forte dépendance psychique qu’elles engendrent expliquent que la majorité des amphétamines soient classées comme stupéfiant depuis 1967.

Une audience en civile pour l'aspect financier
Il n'y aura pas de poursuite pénale dans cette affaire puisque le jeune homme est décédé. En revanche, il devrait y avoir une audience en civile afin de déterminer les responsabilités (et les frais qui en découleront) de chacun dans cette sombre affaire, l'aspect financier étant pris en charge par leurs assurances qui tenteront bien de trouver un accord préalable (mais il est rare qu'elles y parviennent).
Le chauffeur de 32 ans a enfin pu quitter l'hôpital la semaine dernière, alors que le passager de la victime, âgé de 18 ans, est toujours hospitalisé à l'hôpital de Saint-Etienne en ce début de semaine. En fonction du handicap dont pourrait souffrir chacune des victimes, les prises en charge peuvent se révéler extrêmement onéreuses.