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Brioude

Forces de l'ordre : ''La pédagogie de l’interdit, ça ne sert à rien''

lun 19/10/2015 - 15:14 , Mise à jour le 19/10/2015 à 15:14

Partout en France, policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, représentants de la sécurité routière et personnels des préfectures sont allés au-devant de la population, du 7 au 10 octobre 2015, pour parler de leurs missions et proposer ateliers et démonstrations. En Haute-Loire, les 3ème Rencontres de la sécurité se sont tenues à Yssingeaux, au Puy-en-Velay et à Brioude, où gendarmes et pompiers ont partagé un stand sur le marché, ce samedi 10. « C’est l’occasion pour les citoyens de savoir à qui ils ont affaire et de mieux connaître les attributions de ceux qui veillent à leur sécurité, car leur rôle est parfois mal connu », a souligné la sous-préfète de Brioude, Catherine Fourcherot. « Il est important de resserrer les liens entre les citoyens et les forces de l’ordre. Les pompiers ont une image positive, mais pour beaucoup de personnes, les gendarmes ne font que de la répression ». Pour tordre le cou à cette conception réductrice de leur mission, les gendarmes ont présenté l’éventail de leurs domaines d’intervention, en se focalisant sur la prévention et l’information.

Pas de morale, mais de l'information
Les motards de la brigade motorisée de Lempdes-sur-Allagnon ont ainsi sensibilisé les Brivadois aux questions de sécurité routière et aux comportements accidentogènes. De son côté, le gendarme Grégory Rodde, formateur relais anti-drogue, a abordé les effets néfastes du cannabis, du speed ou de l’héroïne. Là encore en livrant un discours non pas moralisateur mais strictement informatif. « La pédagogie de l’interdit, on sait très bien que ça ne sert à rien », a-t-il indiqué. « Il s’agit d’apporter des informations, notamment aux jeunes. Ils en font ce qu’ils veulent, mais au moins ils sauront à quoi s’en tenir quand ils seront confrontés aux produits ».

Empreintes digitales
La police technique et scientifique était également représentée, et l’adjudant-chef Philippe Bancal a invité les chalands à en découvrir le matériel, des écouvillons destinés aux prélèvements d’ADN, au ruban jaune utilisé pour délimiter les scènes de crime, en passant par les poudres permettant de relever les empreintes digitales. Bref, les gendarmes ont mis en avant leurs missions de service, pour redorer leur blason mais aussi pour susciter des vocations. Parce qu’il faut « tout le temps recruter », de l’aveu de l’adjudant-chef Marc Chiarisoli. Et d’ailleurs, c’est la même chose chez les pompiers. Sans toutefois faire l’impasse sur l’information, notamment au sujet des risques d’intoxication au monoxyde de carbone, les soldats du feu ont mis l’accent sur le recrutement de volontaires.

« On a besoin de pompiers volontaires pour continuer à exister »
« A Brioude, il y a 16 pompiers professionnels, dont deux officiers et environ 45 volontaires », a précisé le lieutenant Arnaud Martin, adjoint au chef de centre de secours principal. « On a besoin de pompiers volontaires pour continuer à exister. Le fonctionnement national repose sur le volontariat, c’est la clé de voûte ». « Au Service départemental d’incendie et de secours, il y a 94 % de bénévoles pour 6 % de professionnels », a étayé Catherine Fourcherot. « Si le nombre de sapeurs-pompiers volontaires diminuait, ce serait problématique. Il faut que les gens aient envie de s’engager pour que ça fonctionne. Ces rencontres sont aussi destinées à encourager le volontariat, en mettant en valeur les notions d’entraide, d’altruisme et de solidarité ». Pour cela, rien de tel qu’une petite démonstration concrète comme en ce samedi matin sur le marché de Brioude.

I.A.