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FN : un Cantalien comme tête de liste départementale de Haute-Loire

lun 05/10/2015 - 13:45 , Mise à jour le 05/10/2015 à 13:45

A l'occasion de la Fête patriotique réunissant l'ensemble des sympathisants du Front national d'Auvergne et de Rhône-Alpes, Christophe Boudot, la tête de liste régionale, a dévoilé à la presse les têtes de listes de chaque département pour les Régionales 2015. L'annonce a été faite, ce samedi 3 octobre 2015, au Château d'Ailly, à Parigny, dans la Loire, en présence de Stéphane Ravier, sénateur-maire du VIIe secteur de Marseille, et de Bruno Gollnisch, député européen.

Un Cantalien en Haute-Loire
Pour la Haute-Loire, la tête de liste départementale s'appelle Gilles Lacroix. Son nom ne vous dit peut-être rien. Normal Gilles Lacroix est cantalien. Et dans le Cantal, en revanche, la tête de liste n'est pas encore désignée.

Quid de Cheynet et Raia ?
Cette nomination en Haute-Loire peut étonner puisque lors de sa venue au Puy, le 24 septembre dernier, Christophe Boudot était entouré de Maria Raia, actuelle secrétaire départementale du FN43, candidate FN aux législatives de 2012 dans la 2ème circonscription de Haute-Loire et aux départementales de 2014 sur le canton de Monistrol-sur-Loire, et de Pierre Cheynet, ex-secrétaire départemental, membre du comité central du FN, conseiller municipal d'Aurec-sur-Loire et conseiller communautaire de Loire-Semène.

Qui est Gilles Lacroix ?
Cet épicier de 50 ans est le n°1 du FN15 (secrétaire départemental ou plus exactement chargé de mission) Il a été candidat FN à l’élection sénatoriale partielle du 6 septembre dernier dans le Cantal, où il a obtenu 0,38% des voix au premier tour. Mais aussi aux élections départementales de mars dernier dans le canton de Naucelles (15) où il obtenu 17,24% avec son binôme Dorothée Gallais. C'est la première fois qu'il se présente en Haute-Loire.

Faire vivre les zones rurales
Son lien avec la Haute-Loire ? Des liens familiaux, politiques avec le FN43 et professionnels. Après avoir été entrepreneur paysagiste pendant 24 ans, Gilles Lacroix a ouvert sa propre épicerie dans son petit village de 140 habitants du parc naturel régional des volcans, dans le Cantal, à l'âge de 45 ans. Un commerce familial puisque sa femme y travaille à temps partiel ainsi qu'une employée. "On vend beaucoup de produits régionaux, souligne ce père de quatre enfants de 7 à 16 ans, se félicitant d'avoir également ouvert un point relais postal "alors que La Poste avait disparu du village depuis 25 ans". Depuis, il a ouvert deux autres épiceries, dans ce même département.

Un parachuté ?
Alors le Cantalien de 50 ans se sent-il parachuté ? "Absolument pas!" répond-il posément, "il faut faire intégrer aux gens que, quand on est élu à la Région, on traite de dossiers qui concernent toute la région, pas que son territoire". Le but, explique Gilles Lacroix, est de représenter des territoires aux caractéristiques quelque peu similaires puisque "la Haute-Loire, comme le Cantal, seront tellement excentrés et pèseront tellement peu dans cette grande région qui sera la deuxième plus grande de France". Est-ce à dire qu'il représente à la fois la Haute-Loire et le Cantal ? "Non, il y aura une tête de liste du Cantal", réplique-t-il, "nous avons le potentiel suffisant puisque nous avons présenté plus de 25 candidats aux dernières départementales". Cette tête de liste, elle devrait être annoncée, comme d'autres encore vacantes en France, cette semaine par la commission d'investiture du FN à Paris, cette même commission qui l'a choisi, lui le Cantalien, comme tête de liste de la Haute-Loire, sans qu'il en connaisse les raisons exactes.

Une bataille d'égos ?
Cette nomination a-t-elle froissé des prétendants altiligériens ? "Je connais Pierre Cheynet et Maria Raia, nous avons une réunion mercredi", confie-t-il, "j'ai tenu le stand à côté de celui de la Haute-Loire tenu par Maria Raia, samedi à Parigny". Et comment a-t-elle pris la nouvelle "Très bien, vous savez, il y a deux manières de concevoir la politique : comme une course personnelle au pouvoir et à la médiatisation, ou comme une mission pour développer nos idées avec, comme objectif à long terme, la présidentielle de 2017". Pierre Cheynet et Maria Raia figureront probablement dans le reste des listes qui devraient être dévoilées cette semaine par la commission d'investiture.

Six sièges pour la Haute-Loire
Alors, Gilles Lacroix se sent-il prêt à défendre la Haute-Loire ? "Oui, répond-il, et j'ai hâte de rencontrer Laurent Wauquiez pour lui parler de son bilan en tant que ministre, car c'est facile de critiquer ce qu'on a fait trois ans plus tôt et de chasser sur les terres du FN".
Les élections régionales auront lieu les 6 et 13 décembres prochains. Il y a 230 candidats pour 204 sièges (car 26 suppléants) en Rhône-Alpes Auvergne, dont six sièges pour la Haute-Loire.

A.W.

Les têtes de liste FN en Auvergne et Rhône-Alpes :

Haute-Loire : Gilles Lacroix, commerçant.

Cantal : Non désigné.

Ain : Maxime Chaussat, responsable production, 29 ans.

Allier : Guillaume de Longeville, dirigeant d’entreprise, 35 ans.

Ardèche : Antoine Mellies, président du collectif Audace, 26 ans.

Drôme : Thierry Sénéclauze, agriculteur et chef d’entreprise, 52 ans.

Isère : Bruno Desies, gérant de société, 61 ans.

Haute-Savoie : Nicolas Bailly, responsable financier, 45 ans.

Loire : Sophie Robert, mère de famille, 43 ans. Secrétaire dépatemental du FN dans la Loire

Lyon Métropole : Christophe Boudot, agent commercial, 46 ans.

Puy de Dôme : Stanislas Chavelet, directeur de magasin, 45 ans.

Savoie : Jean-Marie Garcin, responsable commercial, 55 ans.

Rhône : Jean-Pierre Barbier, PDG dans l’industrie, 70 ans.