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La petite Suzanne a-t-elle été cachée en Haute-Loire durant la guerre ?

jeu 16/07/2015 - 13:02 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:35

Le sociologue travaillant sur l’Auvergne Martin de la Soudière est à la recherche du village qui a abrité une petite fille juive pendant la seconde Guerre mondiale. Cette fillette s’appelle Suzanne. Elle a été accueillie dans une famille d’un village de l’Auvergne de 1943 à la fin de la guerre. Elle y était seule dans une famille paysanne. Elle pense aujourd’hui qu’elle était la seule enfant cachée dans le village, mais ne se souvient pas du nom de la commune : âgée de 3 / 4 ans à l'époque, elle était trop jeune pour se souvenir. C’est son père et une autre personne qui étaient allés la rechercher en 1945.

----Ce dimanche 19 juillet 2015, au Puy-en-Velay, a eu lieu la cérémonie en mémoire des victimes des crimes racistes er antisémites de l'Etat français et en hommage aux Justes de France, place du maréchal Leclerc, à 9 heures.

-----Le Haut-Lignon ?
En Haute-Loire, on pense directement au plateau du Haut-Lignon. Car Le Chambon-sur-Lignon est le seul village français honoré du titre de « Justes ». En effet, en 1990, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné, exceptionnellement, un diplôme d’honneur collectivement « aux habitants du Chambon-sur-Lignon et des communes voisines qui se sont portés à l’aide des Juifs durant l’occupation allemande, et les ont sauvés de la déportation et de la mort ». Les « modestes héros » du plateau du Haut-Lignon ont, par une résistance courageuse et discrète, sauvé plus d'un millier de juifs pendant la seconde Guerre mondiale.

----Martin de la Soudière est sociologue et ethnologue chargé de recherches à l’Ehess et au Cnrs, membre du centre Edgar Morin, spécialiste de la ruralité contemporaine.-----Un nom d'emprunt ?
Suzanne Berliner est née le 6 janvier 1941, à Paris. « On l’appelait aussi Suzanne Itzkoitch mais il est très probable qu’on ne l’ait pas appelée sous ce nom-là durant son séjour auvergnat, précise Martin de la Soudière, car, par prudence, à l’époque, on maquillait les noms à consonance juive ».

Une prochaine visite à l'automne
Aujourd'hui Suzanne habite le Canada avec son époux, John. Le sociologue explique : « Nous avions pris des contacts et séjourné en Auvergne il y a deux ans, mais sans succès, et nous y retournerons en septembre prochain ». En espérant que le mystère s'éclaircisse.

Annabel Walker