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Tranche de vie au marché du Puy

sam 11/07/2015 - 16:48 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:35

C’est sous un soleil radieux, ce samedi 11 juillet, que nombre d’habitués et de touristes ont flâné en centre-ville du Puy. La place du plot, cœur de la manifestation, a les airs d’une Italie baignée par la lumière, avec ses façades chatoyantes, sa fontaine d’époque et ses étalages colorés. Les producteurs donnent de la voix et font l’article de produits de saison. Aujourd’hui, début d’été oblige, les fruits sont à l’honneur. Toute cette joyeuse agitation semble coupée du temps, enveloppée par cette atmosphère atypique qui a fait la force de l’événement au fil du temps.
Dominique, originaire du Puy, témoigne : « J’y fais toujours un tour, depuis des dizaines d’années. Aujourd’hui, j’ai fait un marché virtuel, mon panier est vide parce qu’on se promène, on croise des gens et on discute. Généralement, j’achète légumes et fromages et je rejoins des amis pour un café en terrasse. C’est la plus agréable routine que je connaisse ! »
« Il y a énormément de touristes qui passent, et ils s’accordent tous pour dire que celui du Puy est un des plus beaux qu’ils aient eu l’occasion de voir » nous raconte Stéphanie, qui a un petit stand de fromages et de lentilles sur la place.

Un événement tributaire du pouvoir d’achat ?

« L’ambiance est toujours très bonne sur le plan humain, on rencontre les gens et la plupart n’ont qu’une faible vision du monde agricole, c’est l’occasion d’échanger ; mais la baisse du pouvoir d’achat est fortement perceptible » détaille Stéphanie, « les gens regardent plus les prix qu’avant, on a eu un mois de juin catastrophique ; sans parler de l’horreur que c’est pour se garer, c’est le ras-le-bol chez certains, ils ne descendent même plus ».

Pour Denis, installé depuis 5 ans place du plot, le pouvoir d’achat n’a rien à voir avec les faibles ventes : « Le pouvoir d’achat n’est pas en baisse, les gens vivent surtout au dessus de leurs moyens.  Certains vivent avec le minimum et pourtant ils constituent le plus gros de ma clientèle, ils sont prêts à mettre le prix pour l’essentiel et la qualité, alors que d’autres vont discuter le prix de mon fromage avec un téléphone dernier cri dans la main.  Je pense que l’on consomme très mal avant tout, mais il y a une sensibilité qui s’éveille, les gens commencent à se préoccuper de ce qu’ils ont dans leur assiette ».

P.F.