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Monistrol : la solidarité est en marche

jeu 04/06/2015 - 20:32 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:34

C’est sous un soleil radieux qu’Hélène avance pas à pas vers ces collégiens qui l’attendent avec impatience. Cette petite fille de 8 ans est atteinte du syndrome de West et a besoin d’un suivi de longue haleine et onéreux : la méthode Medek.
Les élèves du collège, accompagnés de leurs professeurs, ont eu l’idée d’organiser un cross dont les bénéfices ont été reversés à l’association « Aux premiers pas de Belle Hélène »  qui a pour but d’aider les familles à financer ces soins.

Une belle peluche en cadeau de bienvenue
Hélène montre ses premiers pas devant une foule de collégiens touchés et ravis par ses progrès. Ils se retrouvent dans une salle où les échanges deviennent plus intimes. Les élèves lui prêtent attention, posent des questions et lui offrent une belle peluche en cadeau de bienvenue.
La présidente de l’association Martine Romeyer, grand-mère d’Hélène, leur adresse ses remerciements : « l’association est là pour aider d’autres familles, et ce soutien ne peut s’effectuer qu’avec l’aide de personnes généreuses comme vous ». Hélène a désormais intégré un IME (institut médico-éducatif) où elle suit un enseignement avec d’autres enfants ; elle n’a aujourd'hui plus de traitement.

« Je me suis rendue compte que marcher c’est exceptionnel »
Une membre de l’association, Michèle Hautin, dit aux élèves : « Vous savez, en République on demande la liberté, l’égalité et la fraternité. Vous pouvez remplacer le mot fraternité par le mot solidarité car votre geste démontre que vous êtes des citoyens de notre République ». Plusieurs élèves se sont exprimées sur ce projet construit pour Hélène. Maé Burner, 12 ans, se réjouit : « C’est joli de voir Hélène. On a contribué en quelque sorte au fait qu’elle puisse marcher car on a donné de l’argent à l’associatio … Nous sommes tous fières d’avoir pu l’aider ».
Même son de cloche chez Manon Meyer, 12 ans également, : « C’est émouvant de la voir marcher… On savait qu’elle ne pouvait pas le faire avant. C’est en partie avec l’argent récolté qu’Hélène a pu avoir des séances de kiné ». Nina Jaffeux, Monistrolienne en classe de 6ème, déclare : « ça fait bizarre de la voir car on ne la connaissait pas avant. Je me suis rendue compte que marcher c’est exceptionnel ». Lucie Coutanson, de Bas-en-Basset, évoque à son tour cette rencontre émouvante : « C’est beau ! Il n’y a pas qu’elle qu’on a aidé, on a pu aider aussi d’autres enfants juste en donnant de l’argent ».

La jeunesse de demain au rendez-vous de la solidarité
Un mot de conclusion de Martine Romeyer : « Quand on veut, il faut persévérer. A chaque session avec le docteur canadien, 14 enfants peuvent participer. Ces sessions durent plusieurs jours. On va continuer ce combat. Un jour Hélène n’aura plus besoin de ces soins et nous allons passer la suite à une autre association ».
Au collège cet après midi, aucun a priori envers le handicap pour ces élèves : seule une belle rencontre naturelle et touchante. Une belle séquence d’émotion qui a donné à chacun l’espoir que la jeunesse de demain est au rendez-vous de la solidarité.

J.V.