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Pour les écolos, le projet de la gare du Puy va "à l'encontre de ses intentions"

mar 13/05/2014 - 14:32 , Mise à jour le 13/05/2014 à 14:32

Le Pôle d'Echange Intermodal (PEI) désigne le lieu autour de la gare SNCF et il est censé réunir tous les modes de transports pour essayer de réorganiser les déplacements et désengorger le centre ville du Puy.
Le projet vise aussi à favoriser au maximum les transports en commun, le vélo et la marche à pieds, ainsi qu'à réduire les émissions de CO2.

Un projet qui va "à l'encontre de ses intentions"
Rappelons en effet que l'air ponot fait parti des plus pollués d'Auvergne, probablement à cause de l'effet cuvette, mais aussi à cause des nombreux véhicules qui y circulent chaque jour. Pourtant, Jean-Jacques Orfeuvre, le Président du REN 43, qui regroupe une vingtaine d'associations et plus de 5 000 bénévoles qui oeuvrent pour la défense de l'environnement, considère que "ce projet va à l'encontre de ses intentions".
Alors que ce projet doit faciliter l'accès au centre ville depuis la gare grâce aux transports en commun, Jean-Jacques Orfeuvre considère qu'on est bien loin du compte, avec notamment des parkings payants. Ecouter. {{audio1}}

Des entorses à la loi pointées du doigt
D'abord, le REN 43 déplore que le parvis de la gare soit réaménagé en ne pouvant accueillir que les automobiles, alors que les bus seront contraints d'aller stationner plus loin. "Il n'y a pas non plus d'espace réservé pour les vélos, ce qui est à la fois illogique et illégal", dénonce Jean-Jacques Orfeuvre.
Dans le même registre, dans le projet actuel, il y a bien une piste cyclable prévue le long de la voie ferrée pour conduire jusqu'à la voie verte, mais aucune connectée au centre ville, alors que c'est une obligation dans le cadre de la loi Laure de 1998. Le Président du REN 43 regrette ainsi de ne pas avoir été associé au projet. Ecouter. {{audio3}}

  • Enfin, pour Jean-Jacques Orfeuvre, le plus inconcevable dans ce projet, c'est la rupture entre le ramassage scolaire du Conseil général et le réseau de Tudip. Ecouter. {{audio2}}

Un avis défavorable... mais seulement consultatif
Le Président du REN 43 a déposé ce lundi après-midi un avis défavorable auprès du commissaire enquêteur responsable de l'enquête publique sur le Pôle d'Echange Intermodal. Ce sont cependant les élus de la communauté d'agglomération qui disposent de la comptétence et ce sont eux qui auront le dernier mot, même si le commissaire enquêteur dépose lui aussi un avis défavorable.
C'est pourquoi le REN 43 doit convaincre en premier lieu les élus et qu'il a écrit notamment à Laurent Wauquiez il y a déjà une quinzaine de jours, en tant que député, premier vice-président de l'agglo et maire du Puy, pour lui faire part des principales doléances. "Sa réponse est attendue", précise le REN 43.

Le calendrier du projet
Le projet total est évalué à 13 464 000 euros HT. La première phase des travaux devait être achevée en avril 2013, avec la réalisation de la passerrelle (voir la vidéo), la création d'un dépose-minute Boulevard Bertrand-de-Doue et l'aménagement d'un parking de 180 places, dont 30 pour le personnel et le reste pour le grand public (payant).
La seconde phase des travaux débutera en août 2014. Elle comprend la création d'une voie de désenclavement du site ferroviaire à partir du contournement, la réalisation d'une gare routière, une desserte du site par les transports en commun et l'aménagement d'un parking public et du parvis de la gare.

Le financement du projet (montants HT)
Le coût total du projet s'élève à 13 464 000 euros. Les financements sont répartis de la sorte :
* 8,450 millions d'euros pour la Communauté d'Agglomération ;
* 1,2 million d'euros pour l'Europe (via le FEDER) ;
* 986 000 euros pour l'Etat (via le FNADT). L'obtention de cette participation n'a pas été acquise en 2011 et à nouveau sollicitée pour 2012. En cas de refus, ce pourrait être à la Communauté d'Agglomération de prendre en charge ce montant ;
* 772 000 euros pour le Conseil Régional (hors aménagements périphériques);
* 720 000 euros pour l'Etat (via le contrat de projet Etat-Région) ;
* 490 000 euros pour la SNCF ;
* 466 000 euros pour RFF ;
* 380 000 euros pour le Conseil Général.

Maxime Pitavy