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La reprise de l'usine MSD se précise, 140 emplois seraient sauvés

mer 19/02/2014 - 18:44 , Mise à jour le 26/11/2020 à 17:49

C’est l’un des dossiers brulants du département : depuis le mois de septembre 2013, salariés et syndicats de l’usine la Vallée de Saint-Germain-Laprade doivent se préparer à l’ouverture d’un plan social (36 emplois menacés sur les 176) et, surtout, à la recherche d’un repreneur pour le site de production altiligérien. En ce mois de février 2014, nous avons eu la confirmation de l’avancée du dossier : huit possibles repreneurs sont sur les tablettes et la phase de négociation a été entamée avec un ou plusieurs d’entre eux.

Huit repreneurs possibles
Peu d’informations transpirent de la direction qui se veut prudente. Néanmoins, plusieurs choses ont été confirmées : un groupe de travail a été constitué pour élaborer un plan de reprise du site et une vingtaine d’entreprises ont affirmé leur intérêt pour le site de Saint-Germain-Laprade. Parmi elles, une dizaine ont effectué des visites - certaines sont même revenues plusieurs fois - entre la fin de l’année 2013 et la semaine dernière. Huit de ces sociétés ont été retenues comme possible repreneurs et bien que certains noms aient filtré, il nous est impossible de les diffuser pour éviter de perturber les négociations actuelles. Etant donné qu’il y a plusieurs acheteurs potentiels, il pourrait y avoir des risques de « conflits » s'ils étaient connus du grand public. D’ailleurs, les salariés eux-mêmes ne savent pas qui sont les visiteurs qu’ils voient passer entre les machines.

36 départs volontaires
Un chef de projet a été désigné par la maison-mère, à savoir la branche nord-américaine de l’entreprise, Merck & Co., pour prendre en charge le dossier et veiller à ce que les règles très strictes de ce genre de négociation soient respectées. Des règles strictes imposées par le climat particulier que traverse la société : beaucoup d’employés s’inquiètent naturellement sur leur devenir. D’ailleurs, le plan social énoncé précédemment semble se confirmer et 36 salariés quitteraient MSD dès cette année. Une restructuration sur les établissements de Saint-Germain-Laprade et de Riom (63) qui s’inscrit dans le cadre de la loi de juin 2013 sur la sécurisation de l’emploi : des négociations ont été ouvertes, en amont, avec les organisations syndicales, négociations suivies d’une procédure d’information-consultation qui s’est achevée il y a quelques jours. La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) doit maintenant valider ce plan social, au regard de la régularité de la procédure et des moyens mis en oeuvre par l’entreprise sur les mesures d’accompagnement. La Direccte a 15 jours pour se prononcer, mais les 36 départs seraient des départs volontaires : juridiquement, c’est ce que l’on appelle des « mesures d’âge », des plans de cessation anticipée d’activité.

Une première réponse au mois de mars ?
Compte tenu de la baisse d’activité du site, il fallait adapter les effectifs à la recherche d’un repreneur : « Un repreneur reprend les effectifs, autrement dit si nous avions eu des effectifs trop importants par rapport au volume produit, on diminuait les chances de reprise », nous a précisé le porte-parole de l’entreprise. Dans la phase du rachat du site qui suivra les négociations, si celles-ci aboutissent, le repreneur ne pourra pas couper à son tour dans les effectifs, c’est un engagement pris par Merck & Co. dans le cadre de ce plan de reprise. S’il n’y a pas de rachat, la phase de vente de l’usine de Saint-Germain-Laprade devra être enclenchée avec son lot de licenciements, de démantèlement et de vente du matériel. Mais tout le monde, jusqu’à la maison-mère aux Etats-Unis, semble se battre pour que le site reste ouvert ; tous les efforts suffiront-Ils ? Une première réponse pourrait être donnée au mois de mars.

A.L. et S.B.