Zéro faute pour la dictée des cités

dim 01/05/2016 - 14:30 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:41

Qui a dit que la dictée était un exercice rébarbatif ? Si elle rappelle pour certains des mauvais souvenirs du temps de l’école, pour près de 150 personnes c’est devenu, ce samedi 30 avril, un exercice de plaisir, vecteur de solidarité, grâce à l’association ponote "Action pour la Fraternité" dont nous vous parlions déjà ici.
L’école de la vie : une dictée intergénérationnelle
Driss EL Ati Allah, président de l’association, rappelle le but de l’exercice : « On est tous là pour l’école. Et elle ne s’arrête pas au portail, car après c’est l’école de la vie ». Quatre lectures de différents niveaux étaient ainsi officiées par Rachida El Azzouzi, aujourd’hui journaliste à Médiapart et originaire du Puy-en-Velay, afin de satisfaire enfants, collégiens, lycéens et adultes.
----Les textes dictés étaient issus des livres « Citoyen du monde », « Le grand livre du jeune citoyen » et « Le chemin de l’espérance ». Les trois meilleures copies étaient récompensées, ainsi que les plus belles écritures dans chaque catégorie. Les lots étaient composés de livres adaptés à chaque tranche d’âge.-----L’exercice autrefois redouté devenu plaisir
C’est dans une atmosphère studieuse mais ludique que tous les participants se sont lancés avec entrain dans cet exercice linguistique. Enormément de jeunes, pourtant habitués des dictées, étaient présents et beaucoup ont estimé l’exercice « trop facile ! ». Cependant, à la fin du texte des lycéens, on pouvait entendre fuser de partout des interrogations sur l’orthographe exacte du mot « dogmatisme » ! Jihad, ponot de 35 ans avoue volontiers ses petites faiblesses : « il y avait deux ou trois pièges, et j’ai aussi trouvé les accords difficiles !». En plus du plaisir de revivre des souvenirs d’écoliers, certains adultes se sont prêtés à l’exercice pour une toute autre raison. Ainsi, Rabéa, originaire du Puy, s’est réessayée à la dictée à 47 ans afin de « voir le niveau d’orthographe que j’ai gardé ». Apparemment, la maitrise de la langue française est toujours assurée vu que 6 participants adultes ont fait un zéro faute !
Un message compris par tous
Les valeurs prônées par l’association Action pour la Fraternité sont toutes réunies dans l’exercice de la dictée. L’éduction par la langue française, la culture avec la littérature, et la solidarité grâce à un partage intergénérationnel. Rachida El Azzouzi, sérieuse et patiente dans son rôle d’institutrice d’un jour souhaite également rappeler qu’il faut « combattre les préjugés comme quoi la langue française n’a pas de droit dans les cités ». Et effectivement, les textes ayant tous pour vecteur commun la fraternité n’ont pas laissé insensibles les participants. Walid, 10 ans et lauréat de la plus belle écriture dans la catégorie primaire, nous explique les raisons de sa venue ce samedi : « On m’a dit à l’école que c’était une dictée solidaire, et j’aime aider les autres ».

A.P. 

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