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Vorey

Vorey, pas de monument historique, mais une longue histoire

mer 19/09/2018 - 14:04 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:54

À l'occasion des journées européennes du patrimoine, une visite de Vorey était proposée pour la première fois ce Ce samedi 15 septembre 2018. Une visite guidée par Bernard Verots et la mairesse, Cécile Gallien. Les locaux, gens de passages ou habitants occasionnels ont ainsi découvert ou redécouvert le village au travers d'une promenade ensoleillée, riche de nombreuses informations et anecdotes, durant laquelles les guides ont abordé de nombreux thèmes : ponts, trains, personnalités célèbres, éthymologie, histoire, géographie, écologie, légendes...

Rivière cachée
En cette journée ensoleillée, la balade commentée de Vorey a permis de découvrir le village sous différentes facettes de l'une des plus grandes communes de Haute-Loire, soit 39km2. On y a appris par exemple que Vorey -- appelé selon les âges "Voureï, Vouressium, Vourey ou encore Vaurey -- viendrait du gaulois "Vabero" qui signifierait "rivière cachée" ou "eau souterraine". Des copies de documents anciens, dont une carte "Cassini" (du nom de la famille qui l'a élaborée) datant de 1750, venaient illustrer les récits au fil de la visite.

Louis Jouvet y a passé une partie de son enfance
L'histoire des ponts représente un aspect indissociable de ce village, situé au confluent de l'Arzon et de la Loire.Il faut dire aussi que, comme son nom l'indique, Vorey est une histoire d'eau. Aussi on y trouve de nombreuses passerelles et autres ponts. Les trois principaux étant : le pont de Changeac, le pont Eyravazet (ou pont blanc) au centre-bourg et le pont du Chambon-de-Vorey, dont on doit la construction en 1897 au père du célèbre acteur Louis Jouvet. Celui-ci a d'ailleurs séjourné à Vorey où il fut scolarisé durant trois ans. Ce qui vaut à l'école de porter le nom du comédien. Notons aussi, parmi les personnes célèbres ayant résidé à Vorey ou y étant nées, Philibert Besson, qui fut maire, député et créateur de la première monnaie européenne : l'Europa. Citons également Pierre Favier, peintre émérite et reconnu 1899-1969).

La porte de Vorey un jour de retour au bercail ?
Cette sortie était aussi l'occasion pour Cécile Gallien de rappeler au public la présence de la porte de l'ancien prieuré de bénédictines de Vorey, peut-être le premier en Haute-Loire, au jardin Henri Vinay du Puy-en-Velay. "Nous ne désespérons pas de le voir revenir un jour ici", dit-elle avec un brin d'ironie.Ce très beau portail roman est le seul vestige du prieuré.

Des cloches classées et ouvertes au public ?
Bernard Vérots a commenté l'histoire des trois cloches de l'église voreysienne "Saint-Symphorien". Il est particulièrement bien informé sur le sujet puisqu'il a participé, notamment, à leur nettoyage.Celles-ci ont été inventoriées et étudiées en mai dernier par une équipe d'éminents campanologues (la campanologie étudiant les cloches, vous l'aurez deviné). Deux d'entre elles, datant respectivement de 1899 et de 1578, retiennent particulièrement l'attention et pourraient se voir protégées par leur inscription au patrimoine historique.Il est également question d'ouvrir un accès afin de permettre au public de les voir de près.

La 2e ligne de train la plus fréquentée d'Auvergne
Vorey fait partie des communes qui ont la chance d'avoir une gare, ce qui n'est pas donné à toutes. Il faut aussi savoir que le train desservant la commune était à l'époque le deuxième de France à être mis en circulation, le 15 mai 1866. Cécile Gallien précise également que cette ligne est actuellement la deuxième la plus fréquentée d'Auvergne. Elle ajoute : "contrairement aux rumeurs que j'entends partout, je doute beaucoup de la fermeture de cette ligne très fréquentée".

Éco-pastoralisme : qui a des animaux à faire paître ?
La visite, qui devait durer une heure trente, s'est finalement prolongée. Il faut dire que le temps se prêtait largement à flâner et que la visite comportait nombre d'informations enrichissantes, sur un itinéraire qui partait de la mairie et finissait à la médiathèque en passant par la place des Moulettes, l'ancien château fort, ou encore l'église de Saint-Symphorien. On y a appris aussi que d'ici 2050, si le réchauffement climatique persiste, il faut s'attendre à une perte de 25% d'eau, ce qui est énorme. Cécile Gallien lance aussi un appel à toute personne possédant des chèvres, lamas ou autres : la mairie met à leur disposition gratuitement 10 hectares sur la presqu' île du Chambonnet afin de l'entretenir. Cette visite sera reconduite l'année prochaine, avec, la mairie l'espère, un accès au clocher de l'église.

S.L.

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