Violences intrafamiliales : « on se donne les moyens de protéger les victimes »

mar 06/02/2018 - 20:49 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:51

Les violences intrafamiliales sont en baisse, en Haute-Loire, en 2017. 336 faits ont été constatés (-2,89 % par rapport à 2016). mais il est à noter que les viols et violences sexuelles au sein de la cellule familiale sont en nette hausse.
----Zone gendarmerie
Augmentation de la délinquance générale en zone gendarmerie +10,5 %, avec un taux d’élucidation supérieur à 30 %.
Les atteintes volontaires à l’intégrité physique voient un taux d’élucidation s’élevant à 86 %.
Les cambriolages enregistrent une hausse de 15 %, 50 % des faits sont observés dans l’arrondissement d’Yssingeaux.-----
Dans le même temps, le nouveau procès en appel qui se déroule actuellement au Puy, dans l’affaire de la petite Fiona, est dans tous les esprits. Tout comme la prise de conscience grandissante de la question des violences faites aux femmes.

Et le procureur Nicolas Rigot-Muller rappelle que « pour mettre fin à une vieille pratique », il est aujourd’hui demandé aux policiers et aux gendarmes de « prendre des plaintes plutôt qu’une main courante quand on a des violences intrafamiliales, on sort d’une zone grise et on se donne les moyens de protéger les victimes.»

«Que les choses ne restent pas en l’état»
Le préfet Yves Rousset précise d’ailleurs que, sur cette question, les services de l’État « travaillent avec le Département, le procureur et la justice, sur les interventions qui sont faites dans des familles pour des tapages, des violences, qui ne débouchent sur pas grand-chose mis à part le fait que policiers ou gendarmes vont apaiser temporairement la situation, explique-t-il. Là on est en train de travailler pour identifier quelques familles chez lesquelles les forces de l’ordre sont amenées à intervenir régulièrement et s’assurer auprès du conseil départemental qu’il y a un suivi social de ces familles, prévient le préfet, puis éventuellement d’avoir un suivi judiciaire derrière, de façon à ce que les choses ne restent pas en l’état.»

Une réunion doit avoir lieu dans les prochains jours avec le Département, « le but est de mettre en place un circuit d’information et d’intervention des travailleurs sociaux », annonce Yves Rousset.

Nombre global de faits constatés dans le département
7396 faits constatés en 2017 (1981 en zone police et 5415 en zone gendarmerie), soit +4,1 % par rapport à 2016.


----Zone police
129 vols à la roulotte (contre 84 en 2016), dont 25 affaires élucidées.

Atteintes volontaires à l’intégrité physique :
309 contre 409 en 2016 (-24,44%), taux d’élucidation de 64,72 %.
29 plaintes pour violence conjugales contre 48 (52 en 2015)
12 viols, contre 10 en 2016 et 8 en 2015.-----513 gardes à vue en 2017 (211 en zone police et 302 en sone gendarmerie), contre 554 en 2016.

37 placements sous écrou en 2017 (19 en zone police et 18 en zone gendarmerie).
52, 81 % de faits élucidés (52,38 % en 2016).

Atteintes volontaires à l’intégrité physique : 1073 faits constatés en 2017 (309 en zone police et 764 en zone gendarmerie), soit + 2, 76 % par rapport à 2016.

206 cas de violences conjugales (contre 236 en 2016).

30 faits de viols ou violences sexuelles (contre 20 en 2016).

Les violences sexuelles, avec 120 faits constatés, ont augmenté de 11,11 %.

Atteintes aux biens
3378 faits constatés en 2017, soit +1,96 % par rapport à 2016.
Les cambriolages, avec 890 faits constatés, ont augmenté de 14,24 % par rapport à 2016).
Les vols de véhicules ont baissé de 11,34 %, avec 172 faits constatés en 2017.

Jacques Jamon

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