Vidéo : les agriculteurs de Haute-Loire vous présentent leurs meilleurs veaux

mer 13/01/2016 - 17:42 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:38

Une issue plus favorable a finalement été trouvée dans ce conflit mardi dans la nuit, mais les deux principaux syndicats agricoles, la FDSEA et les JA, ont décidé de maintenir le mouvement ce mercredi midi devant la préfecture du Puy-en-Velay, où une délégation a été reçue par les autorités ce mercredi à 11h30.

L'Espagne représente environ 30 % des exports de veaux
L'inactivité vectorielle de la zone réglementée a enfin été reconnue, ce qui a permis la reprise des échanges de veaux avec l'Espagne (à condition que des analyses de sang prouvent qu'ils ne sont pas atteints par la FCO). Rappelons que l'Espagne représente environ 30 % des exports de veaux de la France, une proportion semblable dans le département de la Haute-Loire.
Si cette issue favorable est saluée par les deux syndicats, ils ont maintenu leur action afin de dénoncer la mauvaise gestion de la situation par les services de l'Etat, et surtout mettre en garde pour que cette situation ne se reproduise pas au printemps, au moment où le moucheron (porteur de la FCO) risque de réapparaître avec la remontée des températures.

Des veaux...carrément gratuits ces derniers jour
Après la découverte en septembre de cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) dans plusieurs départements. un protocole avait été mis en place jusqu’au 31 décembre.
L'Espagne, principal acheteur des petits veaux du département, avait décidé de durcir ses conditions pour importer des animaux issus de la zone réglementée, conduisant à une baisse des cours dans toutes les catégories, en cascade. Un veau qui pouvait se vendre 500 € il y a quelques mois ne se vendait plus que 200 euros ces derniers temps... et même carrément gratuitement ces derniers jours.

D'importantes pertes pour l'ensemble de la filière
"On a des veaux à zéro, vingt ou trente euros, pour un animal vivant, tout ça à cause d'un problème administratif, c'est tout simplement écoeurant", déplore Patrick Rocher, négociant en bestiaux à la Ricamarie à Saint-Etienne. C'est un peu comme les agriculteurs qui déversaient leur lait il y a quelques années, "mais ça fait encore plus mal au coeur car c'est un produit vivant, mais qu'on ne peut pas commercialiser". 
On comprend vite alors que ça représente d'importantes pertes sèches pour l'agriculteur, mais plus généralement pour l'ensemble de la filière (agriculteurs, négociants, transporteurs... sans oublier tous les emplois induits). 

>> Voici notre reportage vidéo de l'événement : 


Maxime Pitavy

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