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Chadrac

Vidéo : comment vont les animaux exotiques du cirque ?

jeu 08/03/2018 - 16:27 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:51

Le 23 février dernier, l’association de défense des animaux One Voice a diffusé des photos et vidéos d’animaux du cirque La Piste aux étoiles à Alès. Elle dit avoir porté plainte et avoir proposé de recueillir tous ces animaux dans ses sanctuaires.
Le lendemain, le 24 février, la présidente d’une association de défense d’équidés dit, sur Facebook, relayé sur la page du cirque, qu’elle a assisté à une visite d’une inspectrice de la D.D.C.S.P.P. (Direction Départementale de la. Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) du Gard et que la visite n’a rien décelé d’anormal

Des contrôles réguliers, mais aucune trace de la visite d'Alès
Via la préfecture de la Haute-Loire, nous avons contacté les services vétérinaires de la D.D.C.S.P.P. 43 pour savoir si un contrôle était envisagé à Chadrac. La réponse est non car ils n’ont pas été avertis par leurs homologues du Gard d’un quelconque problème. En cherchant dans le registre national, ils n’ont même pas trouvé trace de la visite d’Alès le 24 février (peut-être même qu'il ne s'agissait pas d'un contrôle à proprement parler ?).
D’après leurs informations, ce cirque n’a pas été contrôlé suite à une plainte. Il est contrôlé de temps à autre, de manière routinière. En tout cas, nous assure-t-on à la préfecture, s’il y avait eu un contrôle jugé négatif, les services vétérinaires auraient fait le lien avec ceux du département du prochain déplacement du cirque, ce qui n’a pas été le cas.


Un véto pour juger l'état de santé de ces animaux

Ce mercredi 7 mars 2018, la rédaction de Zoomdici s'est glissé dans la ménagerie, entre une ribambelle d'enfants bouillonnants et de parents tout aussi surpris par le spectacle d'animaux qu'il n'est pas habituel de voir dans nos contrées.
Avec nous, Laurent Fize, vétérinaire au Puy-en-Velay. De son simple regard et au travers de quelques palpations, il a pu se faire une idée assez précise de l'état de santé de ces animaux. "Ils ne sont pas en mauvaise santé", tranche-t-il, "on a peut être un cheval qui présente une conjonctivite, et un autre une lésion occulaire, sans doute ancienne, mais ça n'a rien d'extraordinaire". En revanche, les conditions de détention et le principe de captivité lui posent davantage problème.

----Un éléphant, ça trompe énormément
Et s'il se balance, il n'exprime pas nécessairement son mal être. C'est l'explication de Roger Falck : un éléphant se balance "car il ne sue pas, à l'instar des cochons, et pour se réchauffer, il se balance, ce qui fait monter le sang aux oreilles. Comme nous, quand on a froid, on bouge. Et quand il a chaud, il fait la même chose mais en bougeant les oreilles, pour se rafraîchir".-----Dans un parc de 80 hectares quatre mois par an et une trentaine de naissances
Tous les cirques de France se doivent d'avoir un parc et "quatre mois par an, les animaux profitent des 80 hectares qui leur sont offerts", précise Roger Falck, le directeur du cirque et responsable des animaux, qui se félicite de recenser plus d'une trentaine de naissances de fauves par an, même si notre professionnel ponot relativise et souligne que "certaines espèces se reproduisent plus aisément en captivité alors que d'autres, comme les rhinocéros, s'y opposent fermement". 
"Certes, des animaux en captivité, ça peut déranger", concède le dompteur, "mais vous savez dans certains refuges pour animaux, les chiens et chats qui sont en cage, si personne ne les adopte, ils sont euthanasiés". S'il existe une véritable tradition du cirque dans les pays latins, d'autres contrées, comme le Royaume-Uni, ont décidé d'interdire les représentations avec des animaux exotiques à partir de 2020.

  • Découvrez ci-dessous notre reportage vidéo... et à chacun de se faire son opinion.

 

Maxime Pitavy

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