Vidéo : Comme un air de printemps (social) au Puy ce jeudi

jeu 22/03/2018 - 14:57 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

Il est toujours difficile de trouver une juste estimation de la mobilisation et il faut souvent tabler sur un équilibre entre les 1 500 manifestants recensés par les Renseignements Généraux et les 3 000 personnes annoncées par les organisations syndicales.
Côté grévistes, selon les syndicats, on était proche d'un fonctionnaire sur deux en grève ce jeudi aux finances publiques et dans les écoles.

----Rappelons que ce mouvement fait suite à un appel intersyndical (CFTC-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires)-----De nombreuses charges de centralité au Puy
Quoi qu'il en soit, la mobilisation était significative pour Le Puy, d’autant qu’elle ne concernait que les agents de la fonction publique et les cheminots. Notons tout de même que la ville préfecture assume de nombreuses charges de centralité ce qui lui confère une importante concentration d'emplois dans cette frange de la population.
Parmi les participants aperçus dans le cortège, on relève des personnels des hôpitaux, des maisons de retraite, de l’Office national des forêt, des retraités aussi, des agents territoriaux, quelques enseignants et une poignée de lycéens.

"Le rouleau compresseur de la destruction sociale"
Dans l'oeil du cyclone, évidemment le Président Emmanuel Macron, accusé de "prendre à la population pour enrichir les plus fortunés" et de "passer le rouleau compresseur de la destruction sociale".
Après un premier acte concernant les ordonnances, "le gouvernement s'attaque aux services publics et à ses agents" avec le recours à la contractualisation ou encore la fusion des instances de défense du personnel.

  • Retrouvez ci-dessous notre reportage vidéo de la mobilisation ce jeudi au Puy : 

Le refus d'une dégradation du service pour l'usager
En Haute-Loire, en l'espace de dix ans, c'est "un véritable plan de licenciement" qu'ont subi les services publics selon les syndicats : quatre emplois au tribunal, 50 cheminots, 73 aux impôts, 90 à la DDT (ministère de l'environnement et du logement).
En toile de fond, le problème est évidemment une explosion du chômage mais surtout une dégradation du service pour l'usager, particulièrement en milieu rural. C'est la raison pour laquelle la Confédération paysanne de Haute-Loire s'est jointe à la mobilisation. "L'accès aux soins de qualité et de proximité et l'accès aux services ne doivent pas être sacrifiés sous prétexte d'économie et encore moins pour arroser d'argent public les multinationales", martèlent les organisations syndicales.

{{encadre2}}Un pouvoir d'achat en berne
Enfin on retrouve dans le viseur des syndicats toutes les mesures jugées "régressives", notamment le gel du point d'indice mais surtout l'augmentation des cotisations comme la CSG, qui touche particulièrement les retraités (70 % seraient perdants en Haute-Loire selon Laurent Wauquiez) et qui constitue une perte de pouvoir d'achat conséquente.
Dans le même registre, sont dénoncées l'augmentation de l’électricité, du gaz, des timbres, des péages, des frais de santé, de mutuelle, etc.

De mai 68 à Mai 2018 : 50 ans de lutte sociale :

Maxime Pitavy

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