Vétérinaire : ''ce n'est pas toujours de tout repos !''

lun 19/10/2015 - 12:00 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:34

" On avait des projets et une bonne étoile au-dessus de nous. " C'est ainsi qu'Agnès Le Fur, spécialisée en médecine canine, décrit les événements qui ont permis à elle et son mari, Cyril, de se retrouver à la tête de trois cabinets vétérinaires en Haute-Loire.

En Haute-Loire grâce aux embouteillages
Tout est, en effet, parti d'un hasard : après trois ans passés dans le Nord-Est, le couple cherche à s'installer dans le Sud de la France. Un jour, alors qu'ils descendent en Ardèche où leur est faite une proposition, ils se trouvent pris dans les bouchons et bifurquent par Le Puy-en-Velay. " On a adoré et on a voulu s'y installer ", se souvient Agnès Le Fur, sourire aux lèvres. Son mari entre en contact avec le Dr Le Sobre, lui-même vétérinaire, avec lequel il s'associe. A cette époque, l'organisation comprend déjà deux cabinets vétérinaires; le premier à Rosières et le second à Saint-Julien-Chapteuil. La jeune femme trouve un emploi à l'abattoir du Puy. Plus tard, elle rejoint son mari et Dr Le Sobre comme associée.

Des retrouvailles

En 2005, Dr Le Sobre part pour l'école vétérinaire de Lyon. Dans le même temps, l'activité se développe, et il devient nécessaire de renforcer l'équipe. Hasard toujours, Eric Verhaeghe, un de leurs anciens camarades de l'école vétérinaire de Toulouse, se propose au poste et les rejoint en 2007. L'année suivante, Françoise Gobolde, toulousaine elle aussi, vient compléter l'effectif. Ses collègues la décrivent volontiers comme " la véto que l'on ne trouve pas ailleurs ", la " Calamity Jane et le clown de l'équipe ". 

Une nouvelle clinique pour plus de proximité

Sur ces entrefaites, le groupe de vétérinaires franchit le pas et décide de s'unir en 2014 au sein d'une Sarl. Cette dernière combine interventions en milieu rural et activité en cabinet, ce qui leur permet de toucher une clientèle d'éleveurs aussi bien que de particuliers.
Cette même année, les associés rachètent un local à Polignac, zone de Bleu, et y installent une nouvelle clinique vétérinaire en 2015 sur 280m2. Le travail ne manque pas, à tel point qu'ils font venir un nouvel associé, Julien Pestre, portant à cinq le nombre de vétérinaires et autant d'assistantes.

Fracture du pénis pour un Chinchilla

Vétérinaire, un métier prenant mais dont l'exercice se révèle riche en anecdotes insolites. Agnès Le Fur se rappelle par exemple avoir été appelée par une personne qui, venant de perdre son chien, désirait le voir empailler. Lapins nains, souris, voire même tortue font partie de ces nouveaux animaux de compagnie (NAC) auxquels les vétérinaires sont de plus en plus confrontés. Dernièrement, la clinique a accueilli un chinchilla, opéré pour une fracture du pénis.
En milieu rural aussi, la pratique du métier peut parfois se révéler animée : deux à trois fois par an, Cyril Le Fur est appelé pour neutraliser des vaches devenues dangereuses, avec un fusil hypodermique. Il n'est pas rare que l'opération se transforme en scène digne d'un western. "Ce n'est pas toujours de tout repos ! "Le fusil ayant une portée limitée, il faut pouvoir s'approcher suffisamment de la bête: dans ce cas-là, toutes les cachettes sont bonnes, y compris le godet d'un tracteur."

Les vétérinaires ne manquent décidément pas d'occupation entre la course aux vaches dangeureuses et les soins aux chinchillas malheureux. Ces médecins animaliers promettent des nouvelles anecdotes au fur et à mesure de leur rencontre.

E.R.

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