Vers la fin des travaux au Rocher Corneille

sam 30/01/2016 - 16:55 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:38

Souvenez-vous...En 2011, un bloc rocheux s’était décroché à près de 25 mètres de hauteur pour atterrir au-dessus d’un chemin piéton. Peu après, un boulet de 4 tonnes avait terminé sa course dans un escalier. Suite à ces incidents, une entreprise de « travaux difficiles » avait été missionnée pour purger et contrôler les parois et les surplombs. Les rochers instables avaient été neutralisés et les filets endommagés qui protégeaient le parking du Conseil Général, réparés. Enfin, décision fut prise de mettre en place des témoins dans la roche pour suivre l’écartement des fissures et des crevasses.

En 2013, des mesures avaient été relevées pour suivre l’évolution du Rocher Corneille. Comme le souligne Laurent Wauquiez, « c’est un site qui vit, en perpétuel changement ». Il requiert donc une surveillance constante, et celle-ci est bel et bien assurée : tous les 6 mois un point est fait sur l'évolution de la situation et les mesures sont prises en conséquence.

Qu’est-ce qui a été fait ?
Les agents qui ont travaillé sur le chantier ont été confrontés à quelques aléas... Entre autre, une roche molle et par endroits argileuse, qui rend les opérations difficiles et délicates. La société STAM, spécialiste des travaux difficiles, est néanmoins arrivé à bout du rocher.
En début de semaine, une importante opération d’hélitreuillage a eu lieu afin de monter les poteaux sur le rocher destinés à recevoir les filets de protection. Leur mise en place a donc commencé et les travaux devraient s’achever à la mi-février 2016. 
Ce qu'il faut retenir de ce chantier :
- Les blocs de roche instables ont été retirés
- De nouveaux filets ont été mis en place pour remplacer les anciens, fragilisés par les chutes de pierres
- Le rocher a été raboté de 3 mètres. Il a perdu en taille mais gagné en sécurité
- Au final, plus de 65 m3 de roche ont été retirées pour sécuriser le site.
- Un  coût estimé à 240 800€ (Voir notre article)

Un regard porté sur l'avenir
Ces travaux, nécessaires pour la sécurité des personnes, l'étaient également pour la conservation du monument. Comme le souligne Laurent Wauquiez, la solution des filets se veut naturellement « discrète pour préserver le rocher ». L'accent est mis sur la sécurité grâce à l'utilisation de filets fait d'acier « élastique », mais également sur la question de l’aspect visuel. Le but est de transmettre aux générations futures un patrimoine sauvegardé et authentique.

A l’image de la statue Notre Dame de France en 2011, d’autres sites ont aujourd'hui besoin de travaux de rénovation. Dans cette optique, la statue Saint Joseph à Espaly dont le socle nécessite une consolidation pourrait bien être la prochaine.

Albane Veyradier

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