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Brioude

Véronique Martin Saint-Léon prend les rênes de la sous-préfecture de Brioude

mer 27/09/2017 - 13:41 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:48

Après avoir été tour à tour inspecteur du travail, avocat, juriste, directrice de la Direccte Allier ou encore inspectrice à l'Inspection générale des affaires sociales, la Berrichonne Véronique Martin Saint-Léon a ouvert un nouveau chapitre de sa carrière déjà bien étoffée, lundi 25 septembre, en devenant sous-préfète de l'arrondissement de Brioude.
Sa prise de fonction a été marquée par une cérémonie au monument aux morts de la cité Saint-Julien, en présence notamment des élus, des gendarmes et des pompiers, conviés ensuite à la sous-préfecture, où Véronique Martin Saint-Léon réside désormais.
----Loisirs
Véronique Martin Saint-Léon a 50 ans et est mère de 4 grands enfants, dont le plus jeune a récemment quitté le cocon familial pour suivre des études d'ingénieur à Paris. « Il faut être complètement disponible pour remplir les fonctions de sous-préfète, et maintenant que mes enfants m'ont lâchée, je le suis », plaisante-t-elle, désireuse tout de même de consacrer un peu de temps à ses loisirs : la course à pied et le vélo, mais aussi le jardinage. Véronique Martin Saint-Léon envisage en effet d'entretenir le potager de la sous-préfecture.-----"La fonction de sous-préfète est une fonction de proximité"
Elle y a posé ses valises dès samedi, prenant « possession de la résidence », selon ses propres termes. Pas question en effet pour la nouvelle représentante de l'Etat de faire continuellement la navette entre la capitale auvergnate, où demeure son époux, et la sous-préfecture de la Haute-Loire.
Elle affiche une « volonté claire » d'être « présente sur le terrain ». « Pour bien traiter les sujets, il faut vivre dans la cité, s'imprégner des usages locaux et des politiques locales, avoir des liens avec les gens, être au contact des élus, des responsables associatifs, des agriculteurs, des citoyens... », affirme-t-elle. "La fonction de sous-préfète est une fonction de proximité."
"Tout seul on n'est pas grand chose"
Une fonction qu'elle assumera avec l'appui, évidemment, de l'équipe de la sous-préfecture, mais aussi des autorités civiles et militaires et autres partenaires, car, souligne-t-elle, "tout seul on n'est pas grand chose". Aussi Véronique Martin Saint-Léon va-t-elle consacrer ses premières semaines dans le Brivadois à écouter et à dialoguer avec ceux qui connaissent bien le territoire, pour se familiariser avec ses principales problématiques.
Elle en a déjà identifié quelques-unes et ainsi défini des axes de travail : l'évolution de l'intercommunalité, la nationale 102, la politique de sécurité routière, l'activité économique, l'accueil des migrants... Autant de dossiers en cours que Véronique Martin Saint-Léon entend « traiter dans la continuité » de ses prédécesseurs. « La fonction de sous-préfet permet de balayer un spectre extraordinaire de sujets et d'être au cœur de ces sujets », se réjouit-elle, prête à jouer un « rôle de facilitateur, de médiateur » et à « accompagner des projets importants pour le territoire ».
« J'ai une appétence pour l'éthique et l'humain »
Pour mener à bien ses missions, Véronique Martin Saint-Léon pourra s'appuyer sur les compétences qu'elle a acquises tout au long de son parcours professionnel, riche d'expériences motivées par son « appétence pour l'éthique et l'humain ».
----Découverte
Arrivée à Brioude samedi 23 septembre, Véronique Martin Saint-Léon a profité du week-end ensoleillé pour partir à vélo à la découverte du secteur. « J'ai été subjuguée », confie-t-elle. « C'est lumineux, propre, avec une architecture préservée. On sent le poids de l'histoire, ça inspire le respect ».-----Titulaire d'un DESS de droit médical obtenu au terme de ses études à Assas, Tours et Poitiers, elle a intégré l'Institut national du travail en 1994. Elle a ensuite été inspecteur du travail pendant 7 ans, à Saint-Etienne puis à Clermont-Ferrand. Les mutations professionnelles de son époux, qui travaille chez Michelin, l'ont ensuite conduite à Poitiers, à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), où elle a œuvré 2 ans durant avant de devenir avocate. « J'ai passé 4 ans au sein d'un cabinet généraliste où j'ai découvert le droit pénal et le droit de la famille, qui m'ont épanouie », confie-t-elle. « Ça me parlait personnellement ».

« L'appel de l'intérêt général a refait surface »
De retour à Clermont-Ferrand, Véronique Martin Saint-Léon a poursuivi comme avocate avant d'occuper un poste de juriste chez Michelin. Et finalement, après quelques années dans le secteur privé, « l'appel de l'intérêt général a refait surface de façon très claire ». C'est ainsi que Véronique Martin Saint-Léon a rejoint les services de la Direccte de Clermont-Ferrand, en 2010. Un an plus tard elle devenait directrice de l'unité territoriale de l'Allier, jusqu'en mars 2014, où elle a gagné Paris pour intégrer l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales), qui contrôle les services de l'Etat et évalue les politiques publiques.
A suivi un détachement d'un an auprès du Département du Puy-de-Dôme. « Travailler à l'IGAS m'a beaucoup servi à prendre du recul sur les politiques publiques et à mieux comprendre leur équilibre général, qu'il convient pour tout gouvernement de rechercher », souligne la nouvelle sous-préfète. « C'était un poste exigeant en terme de réflexion, d'analyse, de proposition d'actions. Cela m'a peut-être apporté une certaine sagesse, un peu de sérénité qui sera utile sur des postes plus opérationnels ».
« Mon parcours m'a permis d'avoir plusieurs cordes à mon arc »
C'est justement un « poste plus opérationnel » que Véronique Martin Saint-Léon occupe désormais, forte d'un curriculum vitae bien achalandé dont elle a su tirer les fruits. « Cette variété a joué en ma faveur », affirme-t-elle. « J'en ai tiré des gains évidents car mon parcours m'a permis d'avoir plusieurs cordes à mon arc ».
Des cordes qu'elle va donc désormais faire vibrer au service de l'arrondissement de Brioude, toujours dans le souci de répondre à ce fameux « appel de l'intérêt général ». « Il me guide depuis que j'ai démarré et sera encore plus fort dans le poste que j'occupe à compter de ce jour », conclut la sous-préfète.
I.A.

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