Une vision pleine de douceur dans le Mézenc

Par Nicolas Defay mer 27/04/2022 - 06:00 , Mise à jour le 27/04/2022 à 06:00

Laura Pouille, infirmière et passionnée de nature, a eu la chance de les voir et de les immortaliser. Trois marmottes ont pris la pose pour elle, dévoilant leur pelage brun et roux, rare et magnifique présence sur les hautes terres du Mézenc.

C’était le 22 avril, un début d’après-midi. Température extérieure, 12 degrés. Le lieu, sur l’un des flanc de la plus haute montagne altiligérienne*. « Je suis montée là-bas à l’origine pour ramasser un bouquet de jonquille et m’absorber un peu dans ce paysage magnifique des Estables, explique Laura Pouille, infirmière libérale à Polignac. J’avais pris mon appareil photo au cas où car j’avais déjà aperçu trois marmottes l’année dernière un peu dans le même coin. »

* : Le lieu précis n’a pas été mentionné pour éviter une éventuelle affluence de personnes sur le secteur

« Elles se tenaient là, loin devant moi »

Sans vraiment inspecter chaque pan de montagne pour espérer tomber sur les marmottes, cette amoureuse de la nature photographie des morceaux d’horizons dans ce coin sauvegardé de la Haute-Loire sauvage. C’est entre deux jonquilles récoltées et quelques photos volées à la majesté de l’endroit qu’elle les aperçoit alors. « Elles se tenaient là, loin devant moi, partage Laura Pouille. Comme la dernière fois, elles étaient au nombre de trois mais j’entendais le cri très significatif d’une quatrième marmotte à proximité ».

La marmotte est le deuxième plus gros rongeur de France après le castor.
La marmotte est le deuxième plus gros rongeur de France après le castor. Photo par Laura Pouille

« Je suis restée environ une heure à me délecter de ce spectacle fascinant »

Pour les connaisseurs, Laura Pouille utilise un Réflex avec une distance focale de 400 millimètres qui permet ainsi d’effectuer des zooms importants. « Elles étaient toutes les trois en train de se chamailler, de s’amuser, de se cacher dans leur terrier pour en ressortir la seconde d’après, livre-t-elle enthousiaste. Il y en a même une qui s’est approchée un peu de moi avant de repartir comme une flèche. »

Elle ajoute : « Je n’osais pas bouger ! J’avais trop peur de les faire fuir. Je suis restée environ une heure à me délecter de ce spectacle fascinant et à prendre tout un tas de photos ! »

Elles restent proches des terriers pour disparaitre en un claquement...de photo.
Elles restent proches des terriers pour disparaitre en un claquement...de photo. Photo par Laura Pouille

« Que les personnes qui auront la même chance que moi les respecteront profondément »

D’après les recherches de Laura Pouille sur le sujet, des marmottes des Alpes, provenant du parc de la Vanoise en Savoie, ont été installées en Haute-Loire dans les années 1980-1990. « Les marmottes ne sont pas si singulières que ça par chez nous, confie la passionnée. Mais cela reste exceptionnel de les croiser. Il faut être patient et avoir énormément de chance. »

À la question de savoir ce qu’elle a ressenti durant ce rendez-vous incroyable, elle sourit : « Je suis extrêmement contente d’avoir eu ce moment ! Cette rencontre a été magique. Et j’espère du fond du cœur que les personnes qui auront la même chance que moi les respecteront profondément, elles ainsi que tout leur territoire ».

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