Une plaque de verre tombe de la façade du musée Crozatier

mar 15/07/2014 - 12:43 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:23

Du haut de leur nacelle, deux employés de Batim'alu, une entreprise qui intervient sur le chantier du musée Crozatier du Puy-en-Velay, contemplent les dégâts ce mardi matin. Durant le week-end, l'une des plaques de verre bleuté qui recouvrent une partie de la façade du musée est tombée au sol, côté gauche du bâtiment.

Un jet de pierre ?
« Les jointures sont intactes, constate l'un d'eux quand on lui demande ce qui aurait bien pu causer une telle chute. Alors, je ne vois qu'une possibilité : un jet de pierre lancé d'en bas ». En bas c'est tout de même à une vingtaine de mètres. Le lanceur de pierre devait donc être relativement costaud, ou muni d'un lance-pierre. Contactée, la mairie du Puy confirme qu'il s'agit bien d'un acte de malveillance puisque des bris de verre ont été retrouvés à l'intérieur, côté mur. Elle précise qu'elle va porter plainte au commissariat.

Pas de danger pour les enfants
Les enfants qui jouent sur la nouvelle aire de jeux du jardin Henri Vinay couraient-ils un risque ? Pas vraiment. Les barrières de chantier sont posées à une dizaine de mètres de la façade. Or, la plaque de verre est tombée à pic. De plus, « il s'agit de verre trempé, comme pour les pare-brise », précise l'employé en bâtiment, les débris ne sont donc pas vraiment pointus. Toujours est-il qu'ils sont hors de portée des enfants qui jouent en toute insouciance à côté. D'autant que la plaque aurait chuté dès samedi. Une foule de bambins ont donc fréquenté l'aire de jeux depuis.

Un trou dans la façade
Pour l'heure, les employés de Batim'alu procèdent à la sécurisation du site : détacher les derniers morceaux de verre trempé encore accrochés à la façade et débarrasser le sol du petit monticule tombé à terre. Quant à remplacer la plaque, cela devra attendre : « ce sont des plaques bien spécifiques, moulées sur mesure, il va falloir commander et avec le mois d'août, ça pourrait prendre un certain temps », estime l'employé du haut de sa nacelle. Comme les plaques sont superposées en parallèle du mur du musée, cela ne presse pas, si ce n'est d'un point de vue esthétique.

Comment sécuriser à l'avenir ?
Reste à savoir si ce genre d'événement pourrait causer un réel danger une fois que le chantier du musée sera terminé et les barrières enlevées. Car rien n'empêche un autre lanceur de pierre de s'en prendre à la façade à l'avenir. La mairie du Puy-en-Velay en appelle au sentiment de civisme de chacun. Mais elle n'exclut pas d'installer des caméras de vidéoprotection à l'extérieur du site, sachant que l'intérieur du musée en sera équipé quoi qu'il en soit.

Annabel Walker

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