Une centaine de personnes contre la loi Sécurité globale

lun 18/01/2021 - 10:58 , Mise à jour le 18/01/2021 à 10:58

Ce samedi 16 janvier en fin de matinée une centaine de manifestants s'est rassemblée devant la préfecture. En ligne de mire la contestation du projet de loi dit de "sécurité globale".

Une quinzaine de collectifs et syndicats avaient appelé à se rassembler pour lutter contre la loi de Sécurité Globale ce samedi 16 janvier au Puy-en-Velay. Ils étaient une petite centaine devant le bâtiment d'Etat à battre le pavé malgré le froid.
Tour à tour, les différents représentants ont pris la parole pour indiquer leur opposition comme le syndicat Solidaires : "Nous pouvons tous et toutes être victimes de la répression ou de la violence policière. Donc nous devons ensemble arracher le retrait de ce projet sécuritaire".

"Plus de sécurité sociale moins de sécurité globale"

De nombreux slogans étaient présents un peu partout -- les uns sur des pancartes, les autres portés comme des hommes sandwich -- ont fleuri au cours de la manifestation comme "la sécurité c'est satisfaire les revendications sociales" ou "plus de sécurité sociale moins de sécurité globale."
Un rassemblement qui rassemble de la Ligue des droits de l'Homme au Parti ouvrier indépendant (POI), en passant par Génération.s, le Resf (Réseau d'éducation sans frontières) ou encore l'UCL (Union Communiste Libertaire) et le Parti politique et écologique Ensemble, et à leurs côtés, la CGT, FO, la FSU et Solidaires. 

Leur communiqué :

"Ces dernières semaines ont vu dans notre pays des mobilisations pour s’opposer aux menées liberticides du Gouvernement malgré un contexte d’état d’urgence et de confinement. La loi de sécurité globale reste à l’ordre du jour du Parlement".

"Son article 24 punit la diffusion d’images de forces de l’ordre ce qui empêche de dévoiler des actes de violence comme cela a été possible récemment lors de l’agression d’un producteur de musique à Paris. Même si le Gouvernement a annoncé sa réécriture, il est question de transférer cet article dans le projet de loi confortant les principes républicains".

"Les articles 21 et 22 légalisent l’utilisation de drones pour la surveillance ainsi que l’exploitation en temps réel des images des caméras piétons des policiers".

"L’article 1 étend les pouvoirs confiés aux polices municipales et l’article 18 prévoit la délégation aux agences de sécurité privée de missions relevant de la police judiciaire. En catimini, des décrets de « Prévention des atteintes à la sécurité publique » ont été écrits le 2 décembre. Ils autorisent un fichage mentionnant les opinions politiques, des convictions philosophiques, religieuses ou une appartenance syndicale. C’est une atteinte conséquente portée aux droits et libertés et qui peut en outre avoir des conséquences sur la vie professionnelle des militants".

 

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1 commentaire

lo

dim 17/01/2021 - 10:01

Avec un rassemblement aussi impressionnant que celui-ci, le gouvernement doit trembler...On ne voit pas ces gens-là se mobiliser pour dénoncer les agressions que sont victimes les forces de l'ordre et encore moins les représentants "des droits de l'homme" qui sont censés défendre tout le monde !! Pauvres syndicats, heureusement qu'ils ont les subventions gouvernementales pour qu'ils puissent exister sinon on n'entendrait pas parler d'eux..!!